«Dedicated to the Braves…»
Un nom surprenant pour une nouvelle voie sur l’Himlung Himal un sommet de plus de 7000 m au Népal…,
… au deuxième degré bien sûr.
Mais surtout un très grand cru pour ce qui est du plaisir d’être en montagne et de réaliser ensemble un beau projet :
- réussir un premier 7000
- et une nouvelle voie sur un grand sommet, simplement en cordée alpine.
Voici une photo de notre projet initial.
Le gros point bleu correspond à notre camp 3, le dernier avant l’ascension.
- Les pointillés bleus représentent l’itinéraire classique emprunté par toutes les expéditions et donc aussi la notre, présentée sur cette page.
- Les petits pointillés rouges représentent le projet de traversée de l’Himlung, avec une montée par une nouvelle voie et la descente par l’itinéraire classique.
Au final nous avons réalisé…, beaucoup plus que cela !!!

1… À la place de la voie classique de l’arête Ouest, nous avons réalisé le premier parcours de l’arête Sud-Ouest par l’Himlung Glacier, et nous avons nommé cette voie « Dedicated to the Braves »
2… Et la cordée de Frank et Razan a parcouru la partie la plus technique de l’arête Ouest d’un sommet sur l’arête entre Himlung et Himlung Goth, par la voie baptisée « Just for Him… ».
Cela semble tout petit et très simple, mais sur le terrain c’est une autre histoire !



and summiters of course
Himlung Himal summit…
Félicitations à tous !
Cette année, avec Bishal, toute l’équipe avait une journée d’avance dans la préparation.
Arrivé quelques jours avant le groupe, j’ai même eu le temps de retrouver mes marques à Boudhanath. Le lieu est tellement magique.
L’Hôtel Padma est en rénovation, mais nous y avons quand même quelques chambres.
Bonne nouvelle, le chantier du Stupa avance doucement.



Quand je vous dis que la cuisine est le coeur vital d’une expé.

Une très belle saison…


A lire aussi, « Trois photos pour l’Himlung »…
Les commentaires de mes compagnons de voyage, dans cette page dédiée.
À parcourir absolument (mais encore en travaux).
Et aussi une news sur le site web de Montagnes Magazine :
http://www.montagnes-magazine.com/actus-paulo-grobel-eloge-slow-expedition
Himlung Himal. La préparation.
Au printemps, il est difficile d’organiser une rencontre préalable car l’équipe des alpinistes n’est définitive que tardivement puis les emplois du temps respectifs sont très chargés.
Pour tout le monde, c’est le premier trimestre de l’année et mettre en place des vacances n’est pas simple.
Cette rencontre de toute l’équipe est pourtant un élément très important de la réussite d’une expédition.
Mais pour cet Himlung 2016 nous n’avons pas réussi à nous retrouver tous ensemble.
Nous avons échangé par mail et par téléphone et une première rencontre avait eu lieu en Janvier mais où seulement Cyrille, Stanislas et Frank étaient présent.
Sur place, je ne peux que regretter l’absence de ce temps de préparation, de multiple petits détails ne sont pas calés et il faudra beaucoup d’attention à tous pour construire la bonne marche de l’expé.
Heureusement, tous le monde est en phase avec le projet, vraiment «à sa place» et actif pour faire avancer notre histoire. C’est vraiment super !
Mais, je prendrais encore plus de temps, lors des petits briefings réguliers sur l’acclimatation, pour construire le mieux possible les compétences des Homo Himalayus que nous sommes, avec une belle qualité à «être et faire ensemble».
Toute cette partie d’explication, de mise en phase, durant le trek est peu visible, pourtant elle est capitale pour le bon déroulement de la phase d’alpinisme, où les conditions sont beaucoup plus durs et où tout va très vite.
Il faut expliquer encore et encore les contraintes d’un environnement hypoxique, les «manières d’être» les mieux adaptées et les changements obligatoires dans nos «manières de faire» d’alpinistes alpins.
C’est la partie la plus importante de l’expé, celle qui conditionne le succès de beaucoup de participants, surtout les plus fragiles (souvent très forts physiquement et/ou trop ancrés dans leurs certitudes alpines).
C’est d’autant plus important dans le cadre d’une progression continue, où tous le monde se déplace ensemble et «doit» tout faire pour rester ensemble. Et en priorité, s’occuper de Soi.
C’est la face cachée de l’iceberg du travail d’un guide de haute montagne en Himalaya et c’est aussi le domaine que j’ai le plus de mal à partager, à expliquer ou à transmettre à mes collègues népalais.
Et je sais pertinemment que rien, ou très peu de choses, sont faites dans ce domaine dans les autres équipes… D’où la nécessiter, un jour, d’écrire sur le contenu de ces interventions à la fois formelles et plus spontanées.
Ces discutions ont été aussi le lieu pour mettre l’accent sur les notions d’exceptionalité des instants vécus, d’implication et de participation, de partage et d’empathie. Car tous mes compagnons de voyage (mes clients, diront certains), sont au coeur d’un processus de co-construction de projet, de leur projet, du notre.
Puis après le bus et la jeep, tout s’est passé très simplement jusqu’à Phu.
Comme sur des roulettes…

Avec de petits briefings réguliers, nous en profitons pour mettre en place un comportement adapté à notre objectif : vivre une longue période en altitude et choisir d’y faire des efforts pour gravir notre montagne.
Un doigt posé au sommet d’une bouteille de bière symbolise cet objectif… «Dedicated to the Braves…» annonce l’étiquette.
Un slogan qui nous accompagnera jusqu’au sommet !








A Phu…
Une journée de repos, à la carte, a permis d’avancer sur la documentation des plus belles randonnées à partir du village. Avec bientôt une page dédiée.
Et en particulier cette randonnée au petit sommet du Gurusangbo.
Exceptionnel !
Quand je pense à tous ces groupes qui ne font qu’un rapide passage à Phu, quel dommage !






Himlung Himal. Du New Base Camp au French Camp, notre ABC.
La dénomination des lieux change avec des usages qui s’affinent et se confirment.
Définitivement, nous ne sommes pas une «Base Camp Expedition», avec un camp de base «comme à la maison» et de longs séjours pour se reposer de montées en altitude exténuantes.
Notre camp est basique et dès le lendemain, nous le déplacerons de l’autre côté du glacier.
L’objectif est de diminuer nos allers-retours sur cette traversée peu agréable et de réduire l’effort dans la première partie de l’ascension, celle où nous sommes le plus fragile.
Autre avantage, l’ABC est aussi plus simple d’utilisation pour l’équipe de cuisine, avec de l’eau à proximité.
Nous y resterons deux nuits avant de continuer notre route vers le haut.





Le passage délicat pour prendre pied sur le glacier.
Le faible enneigement constaté cette année durant la marche d’approche n’était pas en mesure de me rassurer. Et je m’attendais à quelques complications…
Mais au final, tout s’est plutôt bien passé, le glacier avait certes bougé mais pas tant que ça. L’itinéraire était quasi identique. Avec Frank, nous avons simplement fait quelques détours de plus pour trouver notre chemin dans une zone très crevassée. Par contre, c’est plutôt l’exposition aux séracs qui a augmentée et les équipes de cet automne devront bien prendre leurs distances avec des tours monstrueuses en équilibre.
Les prochaines années, la situation devrait encore plus se dégrader à partir du «Déposit», obligeant à une descente pour rejoindre une zone moins fracturée mais avec des petits murs de glace et des crevasses.
Comme d’hab, cet automne, les népalais des équipes classiques poseront plusieurs rouleaux de cordes à linge coréennes dans cette zone, pour évoluer sans être encordé… !
De notre côté, après avoir posé 50 m de corde fixe dans la zone de gravats et de glace (une corde que nous avons enlevé au retour !!!), nous avons évolué directement encordé, sans problème particulier, jusqu’au Low Camp 2, puis au Camp 3 habituel.
Toujours aussi panoramique.
Quel plaisir !
Nous avons profité de la journée de repos au camp 3, en y dormant ainsi deux nuits consécutives (avec une petite pensée pour Hugo de l’Ifremmont), et pour tracer l’approche horizontale vers le glacier de l’Himlung.
Une initiative excellente, qui nous permettra le jour du sommet de partir tout tranquillement dans une nuit sans lune et sans étoile.
















Himlung Himal. Une nouvelle voie sur un 7000 !
L’idée s’est installée comme une évidence, en montant vers les derniers camps d’altitudes et en observant attentivement notre sommet.
Pour éviter l’utilisation des cordes fixes, d’autres itinéraires sont possible sur la montagne.
Il suffit «simplement» de regarder la montagne avec un regard neuf, imaginer d’autres lignes d’ascension et en particulier par le grand Glacier de l’Himlung, puis l’Arête Sud-Ouest.
Bien sûr, le trajet est plus long, il y a des crevasses et un parcours inconnu. Mais aussi, à cause d’un hiver peu enneigé, je crains la présence de glace dans la partie la plus raide de l’arête classique, avec donc un parcours plus engagé pour des cordées autonomes.
Il est temps d’oser aller vers l’inconnu, ouvrir une nouvelle voie sur un grand et beau sommet !
Et si ça fonctionne, ce sera vraiment un bel accomplissement, un beau cadeau pour tous.
L’équipe me semble plutôt en forme et compétente, les conditions plutôt bonnes, à priori sans risque d’avalanche avec pas trop de neige posée sans vent.
Je me suis juste trompé sur ce dernier critère.
La neige tombée deux jours avant est particulièrement profonde et meuble et nous obligera à faire une trace d’enfer.

Tout le monde participera à cet effort et de nouveau, c’est notre capacité à «faire ensemble» qui a été la clef du succès.

Je reprendrais donc la trace avec Loïc jusqu’au col de l’arête, le Lung La.

La fatigue se fera sentir, surtout dans le camp des Népalais et aura des conséquences sur leurs capacités à appréhender, à affronter et résoudre les toutes dernières difficultés.
En conséquence, le résultat au sommet est surprenant.
4 occidentaux en deux cordées (Benoit et Cyrille, Olivier et Simon) mais aucun Nepali Leader ! Jangbu, Dhan, Deepen et Dorje.
Ils sont restés bloqués à une dizaine de minutes du sommet, paralysés par un court passage en glace un peu impressionnant.
L’absence de corde fixe est ici particulièrement éloquente et c’est une démonstration incontournable de la différence entre les deux styles de pratique.
La constitution des cordées, la veille du départ et même envisagée/évoquée bien avant, a été déterminante dans l’aventure vécue ensemble.
- Benoit et Cyrille s’encorderont ensemble, laissant Deepen et Dorje constituer une cordée de choc pour faire la trace.
- Jangbu s’occupera de Simon et Dhan d’Olivier.
- De mon côté, j’ai décidé de faire cordée avec Loic pour aller le plus haut possible, sans autre contrainte que de vivre une belle ascension, tout en sachant que l’effort risque d’être trop important. Nous nous arrêterons donc à notre guise, si possible après ayant atteint l’arête.
- Pour Stanislas, pour qui c’est déjà un exploit d’être avec nous au dernier camp, je lui propose de faire équipe avec Mingma Bothiya et d’aller le plus haut possible en suivant notre trace, sans illusion quant à la possibilité d’aller au sommet.

J’avais choisi un départ très matinal pour prendre en compte l’arrivée des nuage en début d’après-midi. Lever vers 12h30 et départ avant 2h du mat !!!
La fin d’après-midi est donc toute tranquille avec beaucoup de repos.
Et j’ai rarement vécu un départ aussi agréable…, j’ai très bien dormi et notre préparation avec Olivier se déroule sans heurt. Vers 1h, avec Loïc nous sommes prêt, pas un souffle de vent et une température agréable, par contre un épais brouillard recouvre le camp.
Très surprenant et un peu angoissant…
Mais, pas de souci, les traces réalisées la veille ont été faites justement pour nous faciliter ce départ matinal. Nous partons donc les premiers, tout tranquillement. Frank & Rajan partiront plus tard ainsi que Stanislas et Mingma.
Toutes les cordées sont vraiment autonomes.
Himlung Himal… « Nous allons peut être y arriver ! »
Retrouvez le récit de Benoît et de Frank dans la page « 3 photos pour l’Himlung »











Himlung 2016… Être Guide de Haute Montagne en Himalaya ?
C’est drôle, en France, quelqu’un m’a demandé pourquoi je n’étais pas aller au sommet avec la bande des quatre et tous les Népalais, en laissant simplement Loïc nous attendre dans la neige au bord de la trace (comme cela se fait assez souvent…).
En fait, cela ne m’a même pas effleuré l’esprit. À aucun moment.
Pourtant, dans le monde de la montagne, il n’est pas anodin de réussir une nouvelle voie sur un 7000. Ça fait «classe» sur une liste de course.
Avec Loîc, nous formions une belle cordée, toute d’attentions discrètes. Je m’étais promis de l’accompagner le plus haut possible (… et si possible au sommet !), pour le remercier de s’être occupé de Stan dans le quotidien de la tente, pour le plaisir d’être ensemble et de l’accompagner dans son rêve d’Himalaya.
Une fois sur l’arête et très haut sur la montagne, nous nous sommes reposé un peu en haut de la première bosse de l’arête. Je crois même que j’ai piqué un p’tit roupillon d’une dizaine de minutes, assis sur mon sac bien au chaud dans ma combi.
Puis, nous avons eu l’envie de repartir vers le sommet. Mais les premiers pas furent laborieux et nous incitèrent à nous arrêter là. On s’est dit qu’il était préférable d’assurer la descente, d’en profiter encore avant d’être complètement cuit et donc de rentrer tranquillement au camp, sans nous presser.
Les nuage enveloppaient aussi de plus en plus le sommet, celui-ci n’était pas si proche que ça (au moins encore 1 d’heure d’effort) et nos compagnons du haut avaient suffisamment d’expérience pour bien gérer leur ascension sans moi (nous étions aussi en contact radio les uns et les autres).
Sans précipitation, nous avons redescendu le chemin parcouru et les cumulus nous ont rattrapé au sommet de la première pente. Nous avons aussi récupéré Frank et Rajan, un peu éprouvés par leur belle aventure et par la trace monstrueuse qu’ils ont fait à deux (et surtout Frank dans les passages plus techniques !).
Nous sommes arrivés aux tentes en nous félicitant de la décision prise ensemble.
Pour moi sans l’ombre d’un regret.
Ce fut une belle journée d’alpinisme vécue ensemble, dans un paysage prodigieux.


Plus tard…
Le temps de la descente.

Il est temps de tout ranger. Comment faire… ?


« One by One. »
De manière surprenante, cette formule n’a pas vraiment fonctionné.
J’ai été surpris de constater que Bikram et Kharma ne sont pas présents au camp 3. Ils ont préféré rester dans les camps inférieurs pour s’occuper de l’évacuation du matériel. Nous ferons donc le sommet sans eux…, car l’équipe népalaise est aussi assez nombreuse.



Autre réussite…
Celle de Frank et Razan qui se sont confrontés à l’arête Ouest du XXX. Un nouveau sommet sur notre arête Sud-Ouest de l’Himlung.
Ils ont parcouru la section la plus difficile (cotée V/ D- en neige et glace) et préféreront, devant l’ampleur de la trace à faire vers le sommet, rejoindre notre voie en traversant à la sortie des difficultés.
Une sage décision.
C’est une aventure rare et très engagée.
Félicitations à tous les deux et à Cyrille pour l’aide apportée à Frank pour faire la trace de l’approche la veille.


Naya Nepal ?
This was just the biggest surprise of this Himlung Himal expedition !!I
A revolution… Really !
In more than 20 years of expedition, never a LO come and stay with us all the time of the expedition, as it must do according to government rules.
This spring, our Liaison Officer came up to the Base Camp and stay with us a couple of days. And it’s not a easy travel to come to the village of Phu, for a Bramine people.
I was very impressed and we share a lot a good discussions.
More ! He suggest to push in the ministry office, the idea of the construction of a mobile tower above the village of Phu, to get connected with all the mobile operators.
Till now, the locals have to go up to Kyang to have a phone on theres mobiles. And for security, the expeditions must have all a satellite phone.
Felicitations to The Mountaineering Section of the Ministry, to send now peoples who are able to come (and stay) at BC to assist us.
Some years ago, a group of officers have done the ascent of Sagarmatha as training for their next job as LO. If Everest is not really the best mountain to start climbing, the result today is great.
Thanks again Mister Padam Ji.
And I hope to share a next expedition with you.


Un petit détour vers les difficultés rencontrées et nos zones d’ombre.
1/1: un choix peu opérationnel pour l’équipe népalaise
et peut-être même contre productif.
Le choix d’une équipe d’encadrement construite sur la base 1/1, c’est à dire sur la base de cordée constituée d’un Nepali Leader et d’un alpiniste occidental, devait permettre d’anticiper (et de valider) le mode de fonctionnement qui me semblait le plus pertinent pour les prochaines expéditions quand elles seront assumées et encadrées totalement par les népalais (Bishal/Jangbu et toute l’équipe).
C’est une augmentation très importante des normes /modalités d’encadrement (et un surcoût important) avec une définition plus précises des taches des Nepali Leader (qui sont des premier de cordée ET des porteurs d’altitude)
Toute la difficulté de gestion de l’équipe népalaise réside dans notre choix d’une progression continue, malgré l’implication des participants dans le portage de leur matériel. Notre progression est trop différente d’une technique himalayenne classique qui a une organisation des taches et des déplacements relativement stables et installés.
Et cela crée des insatisfactions et des tensions au sein de l’équipe népalaise.
Durant le de-briefing de l’expé, les népalais de l’équipe ont demandé des temps plus longs de repos durant la phase d’ascension, avec donc un retour au camp de base pour diminuer la contrainte de la nourriture d’altitude. Ce qui est un peu complexe à prendre en compte pour moi dans un planning relativement contraint mais aussi pour des personnes ayant un salaire conséquent (peut on dire exorbitant dans le contexte népalais ?).
Pour les prochaines expéditions, il a été décidé une optimisation des déplacements avec un planning différent entre les alpinistes occidentaux et népalais et un soutien par l’équipe de cuisine lors du séjour au camp 1.
La constitution de deux groupes dans l’équipe népalaise avec des déplacements différents peut permettre l’ajustement des vitesse de déplacement des deux populations.
Un autre groupe de «Special Porter» qui aiderait au portage jusqu’au point Déposit avant le glacier, (entre C1 et C2) est également une solution envisagée.
Un départ anticipé pour préparer les premiers camps est possible car tout le monde connais maintenant parfaitement l’itinéraire.
L’objectif étant d’être tous ensemble au camp 3 et dans une forme physique et mentale optimum.
L’organisation de la descente avec le transport de tout le matériel en un minimum de temps, est un autre casse-tête.
Mais pour ce sujet, c’est plutôt une implication des alpinistes occidentaux qui est nécessaire avec forcément une nuit de plus en altitude après le sommet. Un choix difficile et qui, jusqu’à présent est rarement (versus jamais) mis en place. D’où la problématique insoluble de la gestion des déchets pour la majorité des expéditions himalayennes (la caricature la plus connue et dénoncée étant l’Everest).
Au final, tout cela provoque moins de souplesse dans notre planning alors que la durée de l’expédition n’est pas extensible. Mais c’est bien dans une optimisation de la gestion des équipes sur le terrain que se joue l’avenir de la progression continue en Himalaya mise en oeuvre par les Népalais eux-mêmes,
… Sinon tout les expéditions seront condamnées à un non choix, ou plutôt à un seul choix de déplacement : la technique himalayenne.
La gestion de nos ordures.
Un autre sujet dont je ne suis pas très fier.
Et une contribution récente sur notre prochaine manière de faire.
La tentative de féminisation de l’équipe d’alpinistes népalais.
Le mot tentative est un peu faible, tellement cela a été un fiasco total !
A suivre…





Au retour…
Nous aurons le plaisir de rentrer par quelques chemins de traverse, par le haut de Phu à Naar.
C’est un nouvel itinéraire tracé sur les cartes par «Triple Gurung», mais qui a du mal à décoller auprès des agences.
L’itinéraire est splendide et complète merveilleusement la section Tache to Meta. Avec ensuite le Kang La puis le Tilicho Pass, c’est certainement le plus beau trek autour des Annapurna.
Photos et descriptions dans cette page dédiée.
- Cette traversée à été directement utilisé pour construire le nouvel itinéraire de la marche d’approche pour le projet Himlung 2017.
- C’est aussi la proposition d’un véritable « trek dans l’expé », pour des randonneurs qui auraient envie de mieux découvrir cette région ou même de vivre de l’intérieur les réalités d’une expé, tout en restant sur des sentiers.
Pour le printemps 2017, c’est le projet de la Grande boucle de Naar à Phu.




Et pour conclure…
Cette aventure partagée fut une telle réussite que j’envisage de retourner à l’Himlung dès le printemps 2017, cette fois par l’arête classique.
J’ai une furieuse envie de continuer ce travail avec Bishal et toute l’équipe, d’améliorer encore l’organisation et l’encadrement de cette ascension de l’Himlung, pour augmenter la compétence de l’équipe népalaise et leur transmettre la responsabilité des prochaines ascensions dans le cadre de notre nouvelle agence. C’est l’idée de « l’Himlung Himal Project »
En plus de l’ascension de la voie normale, doucement se profile à l’horizon une grande traversée de l’Himlung avec le parcours jamais réalisé de l’arête Nord depuis le sommet de L’Himlung East.
Un projet exceptionnel, jamais proposé et réservé à des alpinistes expérimentés.
Voici la présentation de ce nouveau projet 2017.
Et, le calendrier2017 de mes expéditions himalayennes est également en ligne.

Himlung Himal topo.
Voici aussi les information sur ce très beau sommet qu’il me faudra mettre à jour pour préparer les prochaines expés.
Il existe même en Anglais ! Mais également à re actualiser…
Une carte au 25/000 est aussi dans les tuyaux, ainsi qu’un topo des montagnes de Phu.
L’histoire n’est donc pas terminée…

A l’arrivée à Koto, une vision surprenante nous attendait…
Les chantiers de la nouvelle route Koto Meta !
Voici une page spéciale dédiée à cette nouvelle réalité.
A quand un arrêt de bus à Meta ???


Enfin, un peu tard et après quelques péripéties.
Et dire que certains (Didier Court et Didier Mille, chefs de prod de VDM !) affirment que la route au Népal est « safe » !!!

Nous sommes passé à deux doigts d’une catastrophe !!!

A bientôt au Népal.
Et tous vos commentaires sont les bienvenues !
Paulo, le 25 mai 2016,
au soleil d’Hyères-Les Palmiers.

Bravo à tous, joie partagée avec vous.
Tchang Badjé
Belle réussite.
Congratulations !
François des îles
Bravo à tous pour vos multiples adaptations et réussites. Une pensée spéciale pour Loic avec qui j’ai partagé un très beau voyage l’année dernière.
un mot …Bravo
marc
Une très belle aventure, dans tous les sens du terme.
Que je lis et relis, pour y découvrir les détails qui m’auraient échappé.
Bravo à tous !
Philippe
Je viens de lire ce compte rendu de voyage et c’est la sérénité de ce petit groupe qui m’a frappé.
Bravo à tous et merci de m’avoir fait revivre ces instants de grandes émotions.
Luc
Bravo à toute l’équipe, et bonne chance Paulo pour tes prochaines aventures !