L’expédition scientifique du Haut Tour des Écrins

CSV alpinisme, écologie, enjeux climatiques et pratiques professionnelles…

Cette réflexion s’est construite lors de la formation « Botanique, tourisme scientifique et pratiques de la montagne » organisée par le Parc National des Écrins avec Cédric Dentant et Philippe Bourdeau, en Mai 2022, en questionnant la pratique professionnelle des guides et des accompagnateurs dans la perspective d’une prise de conscience des enjeux climatiques en montagne.

La CSV alpinisme n’est pas simplement une feuille de route, une représentation de la préparation technique d’une course en montagne. Elle peut aussi être beaucoup plus, une manière d’embarquer la cordée, le groupe vers une présence sensible et attentive à notre environnement naturel.

CSV et écologie
Cédric et un public très attentif au col du Lautaret.

Pour un AMM ou un guide, qui s’intéresse à la perception du vivant et des territoires, à leurs représentations, leur préservation, la difficulté réside dans l’intégration de ces préoccupations dans la réalité d’une sortie en montagne.

  • Comment accompagner notre appétence et celle de nos clients, nos compagnons de cordée ou de randonnée pour une observation sensible du vivant et la compréhension des changements en cours ? 
  • Comment la susciter, la faire émerger et la nourrir ? 

La CSV est une possibilité d’ancrer cette ouverture perceptive dans la réalité de notre cheminement en montagne en construisant une préparation graphique avec les clients, participants, stagiaires, étudiants ou voyageurs.

Par exemple, par une case spécifique (auquel il faudrait encore trouver un nom pertinent) dans la CSV qui inclurait cette préoccupation, pour pouvoir en faire ensuite un retour d’expérience signifiant, pour tous.

Voir également la présentation du Haut Tour des Écrins comme une expédition scientifique. 

Et voici la légende de l’image d’introduction de cet article : « Un piton historique, mais aussi une petite fleur emblématique de l’altitude, la « drave douteuse » (Draba dubia). Au Pilier Sud des Écrins. Crédit : Cédric Dentant, Parc National des Écrins. »

L’expédition scientifique du Haut Tour des Écrins

CSV alpinisme, écologie et enjeux climatiques… Comment faire ?

Cette volonté d’un contenu scientifique doit-elle s’afficher ? A chacun de décider… Mais assurément elle trouve sa place dans la matrice de la CSV. 

Quelques propositions.

Pour cette case un peu particulière, l’organisation du transport est déjà une première entrée. C’est aussi une réflexion sur la mobilité douce.

Puis, une observation du vivant peut nous ouvrir sur un perception plus sensible de la haute montagne. Par exemple, avec la botanique d’altitude. Car ce monde de l’altitude n’est surtout pas un désert de vie, bien au contraire.

CSV et écologie
Et voici les 12 plantes que j'aimerais observer, mieux connaitre et partager... Un document du projet Refuges Sentinelles/biodiversité.

Alpinus botanicus ?

Encore plus en montagne, la beauté de la fragilité et de l’éphémère des plantes, la beauté de leur diversité est une forme de poésie. 

Pour un alpinisme en action, c’est une changement radical du regard porté au vivant. De cette expérience immersive peut émerger une possibilité de témoignage, une narration différente.

Concrètement, par sa forme co-construite, la CSV alpinisme est surtout un outil d’implication, facilitateur d’une coopération. À charge au leader, premier de cordée, d’impulser, d’initier cette préoccupation et de l’organiser. Il lui faudra également monter en compétence dans ce domaine. Et je mesure par moi-même combien c’est difficile et éloigné de notre culture.

Bien évidement, certain projet ne permettront pas d’inclure cette dynamique, mais pour d’autre il serait dommage de passer à côté et de ne pas tenter cette expérience captivante.

Paulo, le 11 juin… avant de partir pour le Pilier Paquet au Râteau. Qu’allons-nous y découvrir ?

 Ce chapitre est encore en travaux et ne demande qu’à être amélioré. Merci d’avance de vos commentaires et propositions. 

CSV et écologie
Est-ce bien une Androsace du Dauphiné...? À l'Arête Sud du Pic du Glacier Blanc

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