• Himlung Himal 2014, retour d’expé

    Une expé qui commence par une catastrophe naturelle, qui continue pourtant tranquillement son bonhomme de chemin… et qui, contre toute attente, se termine au sommet !

    Une belle histoire et la confirmation que cette nouvelle voie normale de l’Himlung est un vrai bon choix.

    Un beau moment, pour Zangbu. Son premier 7000 !

    Un beau moment, pour Zangbu Sherpa. Son premier 7000 ! Félicitations.

    En route vers l’Himlung.

    Samedi 11 Octobre 2014
    Le cyclone Hudhud touche les côtes Indiennes
    alors que notre petit groupe d’alpinistes se retrouve à Kathmandu.

    Deux jours plus tard, Hudhud nous rattrape entre Syange et Tal. Les pluies intenses accompagnées de vents violents débutent vers 17h alors que nous arrivons au lodge. Le lendemain, il pleut toujours autant, avant Dharapani nous faisons demi-tour pour nous mettre à l’abri dans un lodge de Tal. La route est devenue trop dangereuse. Le soir même, les prévisions météorologiques nous apprennent que les précipitations s’arrêteront en milieu de nuit. Et effectivement, à 2 h du matin, les étoiles brillent à nouveau dans un ciel limpide.
    Notre voyage peut donc continuer.

    Au fil des jours, nous découvrirons interloqués les conséquences de ces précipitations, aussi brèves qu’intenses. Pour l’instant, la route est coupée à beaucoup d’endroits entre Tal et Koto.
    Nous continuerons donc à pied.

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    A Koto, le soir, la police nous informe que le sentier vers Meta est impraticable. Les rumeurs enflent : trois villageois de Naar et des trekkeurs ont disparu entre Kyang et Phu, et surtout au Thorong La.  Il a neigé plus d’un mètre au-dessus de 4000 m et nous sommes sans nouvelle de notre équipe népalaise en train d’installer le camp de base au-delà de Phu.

    Impossible avec ces conditions de croire une seconde à la réussite de notre expédition. Pourtant, nous continuons tranquillement notre chemin, avec précaution, en nous concentrant sur notre acclimatation et en valorisant au mieux chaque jour. «Être le plus possible dans l’instant présent» et sans laisser de prise aux rumeurs de plus en plus dramatiques…

    Je sais aussi que plus une crue avalancheuse est importante, plus le retour à une situation stable est rapide. Il suffit d’être patient et de savoir attendre.

    En montant à Meta, les avalanches qui coupent la route sont monstrueuses. Impossible de passer avec des mules. Les autres expés sont bloquées…
    Nous avançons.

    Corine et Xavier, compagnons de voyage de l’Himlung, étaient à Meta en 2005, lors de l’avalanche dramatique du Kanguru. A Dharamshala, ils avaient enduré le mauvais temps pendant deux jours et deux nuits et la neige était descendue jusqu’à Koto. Cette comparaison nous indique que la situation de 2014, très limitée dans le temps n’est pas du tout exceptionnelle. Il aurait suffit que les trekkeurs attendent juste cette journée sans bouger, à Phu ou au Thorong La ! Pourquoi est-ce si difficile, parfois?
    Et cela pose surtout la question de la compétence des guides de trek népalais, présent avec les groupes.

    Et voici aussi les commentaires d’un habitué du Népal…, une vision pertinente, depuis la France.

    1) un événement cyclonique exceptionnel avait été prévu depuis plusieurs jours (évacuation de 150 000 personnes sur la côte est de l’inde).
    2) Il y a aussi bien à Manang qu’à Jomosom un aéroport, l’armée, cad des gens qui ne pouvaient pas ignorer ce qui arrivait
    3) L’essentiel des trekkers dans ce coin vont de lodge en lodge et n’ont pas vraiment l’équipement pour résister à une tempête même beaucoup moins violente, Pas de tente, pas de duvet de haute montagne …
    Il n’y a d’ailleurs pas eu de « morts de froid » au Dolpo, également touché par la tempête mais fréquentés par des groupes plus autonomes question hébergement (tente etc). Qu’ont fait les patrons des lodges ?
    Un peu d’initiative et quelques coups de téléphone auraient sans doute pu éviter une bonne partie des décès.
    Enfin on pourrait dire que c’est  « Nepali style » si ce n’était pas aussi tragique. »

    Vers Kyang, des avalanches dans tous les vallons et un sentier parfois très exposé

    Vers Kyang, des avalanches dans tous les vallons et un sentier parfois très exposé

    De la neige et du beau temps...

    De la neige et du beau temps…

    Un paysage difficile à reconnaitre !

    Un paysage difficile à reconnaitre !

    Corine..., en hiver au Népal.

    Corinne…, en hiver au Népal.

    Kyang, comme vous ne l'avez jamais vu !

    Kyang, comme vous ne l’avez jamais vu !

    Au retour... Incroyable, tout a fondu !

    Au retour… Incroyable, tout a fondu !

    En route vers Kyang, les groupes affluent en sens inverse. Et toujours les mêmes questions : «Où allons-nous ? Pourquoi ne faisons-nous pas demi-tour ?»

    A Kyang, lors d’un repérage en fin d’après-midi, la vision de la vallée est apocalyptique. Partout des avalanches monstrueuses. Des gens de Phu nous croisent, échanges de nouvelles… Ils rejoignent leur village à la hâte ce soir. RDV demain à Phu ! Et surtout LA bonne nouvelle : la jonction avec l’équipe est faite. Tout le monde est en bonne santé. Jangbu, Dhan et Dorje continuent d’installer le camp de base en nous attendant.

    Le chemin juste après Kyang. Plutôt exposé avec la neige.

    Le chemin juste après Kyang. Plutôt exposé avec la neige.

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    Le début de la vallée de Phu, ravagé par les culots d'avalanche.

    Le début de la vallée de Phu, ravagé par les culots d’avalanche.

    Et 10 jours de beau temps plus tard !!!

    Et 10 jours de beau temps plus tard !!!

    Dorje et son papa rentrent à Phu....

    Dorje et son papa rentrent à Phu….

    Attila et Sonia, un peu plus loin, dans un endroit difficile.

    Attila et Sonia, un peu plus loin, dans un endroit difficile.

    Il faut juste imaginer ce passage avec un doko sur le dos.

    Il faut juste imaginer ce passage avec un doko sur le dos.

    Les porteurs d'un groupe de Japonais arrivent de Mustang Phu. Les clients ont quitté la scène en élico deux jours plus tôt !, laissant rentrer l'équipe tout seul....

    Les porteurs d’un groupe de Japonais arrivent de Mustang Phu. Les clients ont quitté la scène en élico deux jours plus tôt !, laissant rentrer l’équipe toute seule….

    Nous mettons plus du double de temps pour rejoindre Phu !
    A Phu, depuis trois jours, les villageois déneigent les toits. Toute la vie agricole est au point mort. Mais heureusement, aucune victime, juste quelques yacks emportés par une avalanche. Difficile de circuler dans le village, les rues sont encombrées de neige. On se croirait au coeur de l’hiver. Pas facile pour les anciens…
    Et surtout, l’hiver risque d’être bien difficile.

    Pour nous, un peu de neige et le grand beau temps… une ambiance exceptionnelle d’une luminosité extrême. Mais quelle difficulté de vie que les gens de Phu doivent accepter sans maudire la terre entière.
    De la neige partout, plus de pâturage juste avant l’hiver et les vaches qu’il faut bien nourrir avec le foin de l’hiver. Mais en fin d’hiver, y en aura-t-il assez pour attendre les premiers jours du printemps.
    Pas facile la vie à Phu !

    Comme d'habitude, nous nous installons sur le toit de la maison des parents de Sonam Rinzi. Nous sommes presque un peu chez nous...

    Comme d’habitude, nous nous installons sur le toit de la maison des parents de Sonam Rinzi. Nous sommes presque un peu chez nous…

    Pas vraiment facile, Phu avec de la neige.

    Pas vraiment facile, Phu avec de la neige.

    Et partout des avalanches...

    Et partout des avalanches…

    Vers la porte de Phu... Un paysage toujours aussi grandiose.

    Vers la porte de Phu… Un paysage toujours aussi grandiose.

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    Une progression vraiment pas facile, mais paradoxalement sans danger particulier de bonne heure le matin.

    Une progression vraiment pas facile, mais paradoxalement sans danger particulier de bonne heure le matin.

    Bientôt Phu se dévoile...

    Bientôt Phu se dévoile… C’est l’hiver !

    Jusqu'à l'entrée du village, les coulées sont bien présentes. Incroyable...

    Jusqu’à l’entrée du village, les coulées sont bien présentes. Incroyable…

    L'entrée à Phu.... normalement !

    L’entrée à Phu…. normalement !

    Un peu chez nous...

    Un peu chez nous…

    Les "petits monstres", en vacance au village.

    Les « petits monstres », en vacance au village.

    Didier, sur un toit à Phu.

    Didier, sur un toit à Phu.

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    La suite de l'itinéraire est beaucoup plus simple !

    La suite de l’itinéraire est beaucoup plus simple !

    En décembre 2013, avec le projet Sherpa Women. Pas vraiment la même réalité !

    En décembre 2013, avec le projet Sherpa Women. Pas vraiment la même réalité !

    Nous ne sommes plus seul sur notre itinéraire. Une équipe népalaise avec des mules, bloquée depuis " jours, a utilisé nos traces pour rejoindre Salde Kharka.

    Nous ne sommes plus seul sur notre itinéraire. Une équipe népalaise avec des mules, bloquée depuis 3 jours, a utilisé nos traces pour rejoindre Salde Kharka.

    De notre côté, comment expliquer que nous allons encore plus haut, gravir l’Himlung.
    De nouveau, nous continuons notre route, avec attention et précaution.
    Surtout prendre le temps et de bien vivre notre histoire.

    Il y a vraiment de la neige !!! Et nous mettrons le double du temps prévu pour rejoindre le French Base Camp.

    Il y a vraiment de la neige !!! Et nous mettrons le double du temps prévu pour rejoindre le French Base Camp.

    Il fait un temps exceptionnel et la petite pointe de l’Himlung se profile enfin à l’horizon.

    Le 27 Octobre à 10H30,
    la première cordée, Sonia et Jangbu
    est au sommet !

    Suivi un peu plus tard de Corine et Xavier, puis de Didier et Dhan.

    Hugues, s’arrêtera pas très loin de 7000 m, car notre cordée est un peu trop lente et surtout Christine a basculé dans un début d’oeudème cérébral. Mais tout s’arrangera au retour et le lendemain nous serons au camp de base.

    CHAMPAGNE !

    Pas de doute, cette nouvelle voie normale est bien l’itinéraire le plus pertinent pour gravir l’Himlung…
    Et j’y retournerais avec grand plaisir à l’automne 2015.

    Vers le French Base Camp.

    En face, le Nemjung. Un beau souvenir d'expé.

    En face, le Nemjung. Un beau souvenir d’expé.

    Pas de doute, c'est bien le même endroit.

    Pas de doute, c’est bien le même endroit.

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    Le camp de base de Kari Kobler. Sous une avalanche ! A la même date en 2013, plus de 50 personnes y séjournaient

    Le camp de base de Kari Kobler. Sous une avalanche ! A la même date en 2013, plus de 50 personnes y séjournaient.

    La traversée du glacier.

    La traversée du glacier.

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    Le glacier, mais sans la neige ...

    Le glacier, mais sans la neige …

    Depuis la moraine nous découvrons enfin notre camp de base. il nous reste maintenant à nous installer.

    Depuis la moraine nous découvrons enfin notre camp de base. Il nous reste maintenant à nous installer.

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    Le French Base Camp, en conditions normales !!!

    Le French Base Camp, en conditions normales !!!

    Le versant sud-ouest de l'Himlung.

    Le versant sud-ouest de l’Himlung.

    L’expédition peut commencer !

    Avec un début d’ascension  rendu plus compliqué par l’équipe népalaise qui nous a suivi. ???
    C’est la première fois que cela m’arrive : des guide népalais rendent mon travail de guide et notre progression plus difficile, un comble…

    La nouvelle voie normale de l'Himlung. Une très belle trouvaille de Kari Kobler.

    La nouvelle voie normale de l’Himlung. Une très belle trouvaille de Kari Kobler.

    Une histoire surprenante.

    Une histoire surprenante.

    XXXX

    Presque sur l'arête.

    Presque sur l’arête.

    La traversée pour rejoindre le glacier, rien de bien difficile car il y a même un petit sentier dans les éboulis.

    La traversée pour rejoindre le glacier, rien de bien difficile car il y a même un petit sentier dans les éboulis.

    Le passage le plus complexe, entre falaise et glacier.

    Le passage le plus complexe, entre falaise et glacier.

    A la sortie du glacier, les pentes sont beaucoup plus confortables. La corde est d rigueur, malgré le peu de risque.

    A la sortie du glacier, les pentes sont beaucoup plus confortables. La corde est de rigueur, malgré le peu de risque.

    Grrrr. Une corde fixe pour sécuriser un passage de crevasses. La technique des guides népalais, si éloigné de la notre. Comment faire évoluer cela en sachant quelle sera aussi abandonné sans scrupule.

    Grrrr. Une corde fixe pour sécuriser un passage de crevasses. La technique utilisée par des guides népalais, si éloigné de la notre. Comment faire évoluer cela ?… Tout en sachant que cette corde sera aussi abandonnée sans scrupule.

    Notre équipe népalaise... encordée bien sûr !

    Notre équipe népalaise… encordée bien sûr !

    Vers le camp 3. Des up and  down, mais aucune difficulté dans un cadre à couper le souffle.

    Vers le camp 3.
    Des up and down, mais aucune difficulté dans un cadre à couper le souffle.

    Et des différents camps de la montagne

    Et les différents camps de la montagne. Nous utiliserons les points rouges.

    Le camp 2.

    Le camp 2. Un lieu de Vie aussi.

    La vie en expé…

    La tente mess SALEWA, un élément de confort important. Surtout avec toute cette neige.

    La tente mess SALEWA, un élément de confort important. Surtout avec toute cette neige.

    Christine fait de l'eau, tranquillement installée devant la tente. Les garçons font certainement encore la sieste.

    Christine fait de l’eau, tranquillement installée devant la tente. Les garçons font certainement encore la sieste.

    Xavier, pour le repas de midi sous un soleil radieux.

    Xavier, pour le repas de midi sous un soleil radieux.

    Corinne... en pleine contemplation...

    Corinne… en pleine contemplation…

    Et les couleurs d'un coucher de soleil...

    Et les couleurs d’un coucher de soleil…

    Juste en face, un clin d'oeil pour les Quinquins du Gyajikang. Et un célèbre gendarme du Calsberg Ridge.

    Juste en face, un clin d’oeil pour les Quinquins du Gyajikang. Et un célèbre Gendarme du Calsberg Ridge.

    Hugues et Didier.

    Hugues et Didier.

    Didier et Dhan Magar. Une belle cordée.

    Didier et Dhan Magar. Une belle cordée.

    La nouvelle voie normale de L'Himlung depuis le Gyajikang. D'autres emplacements de camps peuvent être aussi utilisés.

    La première partie de la nouvelle voie normale de L’Himlung. Une vue depuis le Gyajikang en 2013.

    La dernière partie de l'ascension. Une très belle arête, pas si simple que cela.

    La dernière partie de l’ascension. Une très belle arête, pas si simple que cela.

    Une journée peu ordinaire.

    Camp 3.
    Il est agréable de constater que toute notre équipe est maintenant à pied d’oeuvre. Sans trop de souffrance durant les montées depuis le camp de base et sans problème lié à d’altitude.
    Notre style de progression continue et la nature du terrain y est certainement pour quelque chose.

    Pour moi, c’est un vrai plaisir de vivre si haut et de pouvoir en profiter le mieux possible. Il reste maintenant à chacun de concrétiser cette dernière étape…

    Un peu plus tard, avec Jangbu, Dorje et Dhan nous voici de retour après une petite ballade. Nous avons fait une nouvelle trace pour essayer d’éviter les cordes fixes. Mais, peine perdue, la couche de neige est trop faible en surface et rend la progression trop exposée. Nous prendrons donc l’itinéraire déjà équipé et suivi la veille par l’équipe népalaise.

    Le départ est prévu de très bonne heure (3h du mat) car je crains l’arrivée de cumulus en début d’après midi, qui viendraient nous gâcher la joie du sommet.
    Nous sommes un groupe de 10 alpinistes de niveau technique et physique très variable et nous allons donc faire 5 petites cordées de deux, qui évoluerons de manière autonome sur la montagne. La consigne donnée à chacun est de véritablement se concentrer sur la progression de sa cordée pour arriver le plus tranquillement possible au sommet, sans forcément s’attendre. Les Népalais sont bien sûr encordés avec nous et souvent en tête de cordée. La nouvelle dénomination d’ «assistant guide» prend ici tout son sens.
    Sonia est avec Jangbu, Dhan a choisi Didier, Hugues s’encordera avec Dorje, Corine est avec son compagnon de cordée habituel Xavier et de mon côté, je partirais avec Christine. Je pense que nous avons peu de chance de gagner le sommet, mais nous irons le plus haut possible et nous partirons donc en dernier.

    Deux idées fortes sont bien présentes dans cette décision.

    • Une expé sur un grand sommet est souvent l’expé d’une vie d’alpinisme, qui mérite d’être réaliser le mieux possible.
    • Il est nécessaire de donner à chacun de réelles chances d’atteindre le sommet ou du moins d’aller le plus haut possible.

    Dans la «Datcha» la nuit est courte mais plutôt bonne. Il fait grand beau le matin et surtout sans vent.

    Au moment de partir, Dorje déclare forfait. Il a mal à une côte suite à une chute en vélo à Kathmandu. Et donc je récupère Hugues sur ma cordée…

    La suite sera à la fois simple ou complexe en fonction des cordées : Sonia est très contente, avec Jangbu, ils ont évolué sans toucher aux cordes en place.
    Didier a réussi son sommet pour sa première grande expé.
    Corinne et Xavier on fêté leur 30 années de montagne ensemble, au sommet.
    Hugues a été le plus haut possible malgré sa méforme initiale.
    Jangbu et Dhan ont enfin concrétisé une réussite sur un grand sommet. C’est super.

    J’ai surtout beaucoup appris de cette journée.
    Sur les réalités du métier de guide avec des cordées autonomes, en Himalaya et sur une montagne un peu pentue !
    Sur la difficulté de constituer des cordées… Et d’être présent pour les différentes attentes.
    Sur mon positionnement au sein des cordées et durant la progression.
    Bien sûr, sur une simple bosse ou avec des cordes fixes, tout est plus simple. 

    • Mais est-ce encore de l’alpinisme ?
    • Est-ce cela le métier de guide ?
    Depuis le dernier camp...

    Depuis le dernier camp…

    Durant la descente, avec Christine et Sonia.

    Durant la descente, avec Christine et Sonia.

    Le retour... Nous rentrons tranquillement au camp. Juste devant nous, la cordée de Corinne et Xavier  et plus loin, Hugues et Jangbu.

    Le retour… Nous rentrons tranquillement au camp. Juste devant nous, la cordée de Corinne et Xavier et plus loin, Hugues et Jangbu.

    Sur l'arête... et avec les cordes en place !

    Sur l’arête… et avec les cordes en place !

     

    Mais aussi des complications inattendues.

    Et pourtant il faisait beau, sans trop de vent et avec de bonnes chaussures...

    Et pourtant il faisait beau, sans trop de vent et avec de bonnes chaussures…

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    Et si l'année prochaine nous allions ouvrir une nouvelle voie sur l'Himlung !

    Et si, l’année prochaine nous allions ouvrir une nouvelle voie sur l’Himlung ! Qu’en pensez-vous ?

    Au retour.

    Sur le chemin de Naar, nous nous arrêterons à la Gompa. Un endroit vraiment magique.

    Sur le chemin de Naar, nous nous arrêterons à la Gompa. Un endroit vraiment magique.

    Sur le chemin du retour…

    Au village de Tache, une soirée surprenante et un accueil chez l'habitant très instructive.

    Au village de Tache, une soirée surprenante et un accueil chez l’habitant très instructive.

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    Depuis tache, en essayant la traversant sur Tilche. Pas vraiment de tout repos, ni à conseiller.

    Depuis Tache, en essayant la traversant sur Tilche. Pas vraiment de tout repos, ni à conseiller.

    Ouf, nous voici enfin sortie de la traversée infernale...

    Ouf, nous voici enfin sortie de la traversée infernale… En arrière plan, en vert la trace du sentiers.

    Dans l'enfer vert !

    Dans l’enfer vert !

    Jangbu, pour cette occasion guide de trek. Et nous avons perdu deux "kuiré".

    Jangbu, pour cette occasion guide de trek. Et nous avons perdu deux « kuiré ».

    Et Bhaktapur reste un lieu incroyable. Une belle fin d'expé avec un zeste de culture.

    Et Bhaktapur reste un lieu incroyable. Une belle fin d’expé avec un zeste de culture.

    Sur Durbar Square...

    Sur Durbar Square…

    A l'école de Thanka de Bhaktapur avec Gyan.

    A l’école de Thanka de Bhaktapur avec Gyan.

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    Bagdaon Guest House... Une vraie bonne adresse. Et j'y vais depuis son ouverture, il y a plus de 15 ans.

    Bagdaon Guest House… Une vraie bonne adresse. Et j’y vais depuis son ouverture, il y a plus de 15 ans.

    Portraits…

    Dame Sonia...

    Dame Sonia…

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    1. Publié dans 13 novembre 2014 le 10:21

      Magnifique article, transpirant la sagesse, la sérénité et imprégné des bons principes procamés par Mountain Wilderness. Très impressionné par Sonia.
      A bientôt

    2. Giordano Yvonne
      Publié dans 15 novembre 2014 le 19:28

      Ah ! Paulo, Sonia !! Comme je suis contente de vous lire/voir en si belle forme. Honnêtement, j’ai vraiment eu la trouille au ventre pour vous.
      Magnifiques images, rêves d’hiver, de là-bas mais aussi, pour d’autres, les drames. Très beaux commentaires sur la progression ou, plutôt, les errances sages et prudentes au milieu de toute cette grandeur blanche et mouvante.
      Merci à tous les deux, merci à vos ‘assistants-guides’ et à bientôt dans des contrées plus ‘banales’.
      grosses bises

      Yvonne

    3. chrystelle
      Publié dans 11 décembre 2014 le 12:07

      bonjour
      merci encore pour ce récit qui est toujours sympa à lire avec ses photos qui permettent de pouvoir un peu voyager….
      effectivement cette année à été bien particulière avec cet événement tragiques pour les uns . mais bon c’est les aléas de la montagne …..
      par contre l’attitude des japonais : bouf , berk , scandaleux , . ils étaient bien contents d’avoir leur équipe et dans les coûts durs on les lâchent …..
      chrystelle

    4. JURET Bernard
      Publié dans 15 décembre 2014 le 18:57

      Bravo pour ce beau succès, cette sage audace de tout le groupe. Beaucoup auraient renoncé. Nous étions à Koto le 19 octobre, 3 amis, hésitants à nous engager dans la vallée de Naar Phu : pas d’infos fiables, des rumeurs qui couraient… Finalement on y est allés et c’était tout bon ! Naar sous la neige c’était magique. Les villageois faisaient face avec une énergie et une sérénité magnifiques. Nous avions appris votre présence à l’Himal et étions dubitatifs sur vos chances… Encore bravo !