la carto des vigilances

La Carto des Vigilances, vidéo 1, 2 & 3 !

« La Carto des Vigilances est une feuille de route de la sortie projetée.  C’est avant tout un outil pratique. Elle est co-construite par les participants et sert de référence sur le terrain et aussi lors du débriefing pour l’analyse de la sortie. Cette CSV, malgré une forme gribouillée, s’inscrit dans le cadre d’un projet participatif en ski de randonnée et propose une implication concrète de l’ensemble des participants dans sa construction. C’est un outil d’aide à la décision, utilisé dans la préparation, sur le terrain et dans l’analyse du projet, qui devient ainsi véritablement co-construit. 
La référence à la vigilance encadrée d’Alain Duclos est évidente, tout en intégrant le mieux possible la nébuleuse des facteurs humains (le fourbi comme dit Alain). »

La Carto des Vigilances

En cette fin d’année bien compliquée, et sous la forme d’un petit cadeau de Noël, avec Dominique Ansel (enseignant chercheur en psychologie sociale), nous avons fait le challenge de vous présenter la Carto des Vigilances en deux webinaires.

Voici les vidéos de ces rendez-vous bien particuliers.

La carto des Vigilances, première partie :

 Comment représenter et relier la carto, la nivo et la vigilance encadrée, de manière simple et pratique.

Avec une petite formule… : ((carto des pentes à 30 + BERA + vigilance encadrée) + autres vigilances) X Faire Ensemble = Carto des Vigilances

Pour ce premier webinaire avec Zoom, je vous remercie d’avance pour votre indulgence, car j’ai encore bien du mal avec cet outil. Et j’espère trouver le temps pour vous proposer un transcription complète de cette vidéo. A suivre donc…

La carto des Vigilances, deuxième partie :

Comment intégrer les biais cognitifs et les facteurs humains à « la Carto des vigilances » sans se prendre la tête ?

Attention, la partie théorique sur la dimension systémique, présentée par Dom, demande un peu d’attention. Mais nous souhaitions insister sur l’importance de ce point de vue, une perception plus groupale, peu souvent mise en avant (par rapport à une approche individuelle).

La carto des Vigilances, troisième partie : du point de vue des leaders...

« La carto des Vigilances, un outil pour les guides ?

Peut-être vous posez vous les mêmes questions que moi, en tant que leader d’une sortie de ski de randonnée ?

  • Comment faire le lien durant la préparation d’une sortie hivernale entre le BERA, la réalité de la neige et le projet du groupe ? 
  • Que faire avec tous les concepts liés aux facteurs humains, une fois sur le terrain ? Et aussi avant, durant la préparation, et après au débriefing ?
  • Comment capitaliser nos expériences, les bonnes comme les plus difficiles, pour vraiment mieux comprendre notre environnement naturel et humain ?
  • L’implication de nos clients, dans la conception de nos sorties est-elle une piste pertinente, pour consolider nos prises de décisions en situations très complexes ?

Pour essayer de répondre à ces questions, un récent article mis en ligne sur Alpinemag, « La Carto des Vigilances : un nouvel outil pratique de la nivologie ? » se veut un mode d’emploi très concret, un outil pour intégrer, relier des notions et concepts maintenant classiques (comme le 3X4, le BERA, la carto des pentes, la vigilances encadrée, et bien sûr ce fourbi des facteurs humains).

  • Mais cette réflexion est-elle adaptée à notre pratique personnelle de guide de haute montagne confronté aux réalités du terrain et de nos groupes ?

Dans le cadre d’un webinaire organisé par le SNGM, c’est le sujet que nous avons souhaité aborder entre guides, investis dans la pratique, en présentant cette Cartographie Systémique des Vigilances (CSV), fruit d’une réflexion commune avec Dominique Ansel, enseignant-chercheur & skieur de randonnée. En voici l’enregistrement.

La Carto des Vigilances... Et maintenant ?

C’est à vous de jouer… ! Nous espérons que vous aussi, vous la mettrez en pratique, au moins pour l’essayer concrètement.

Rendez-vous en fin de saison de ski de randonnée pour faire le bilan de l’expérimentation de la Carto des vigilances, que je vais pour ma part utiliser à chaque sortie hivernale, en Randonnée à Ski mais aussi en Raquette Alpine.

Merci à toutes les personnes qui se sont inscrites à ces webinaines (plus de 90 personnes !) et au plaisir d’échanger encore avec vous. Et surtout n’hésitez pas à partager vos impressions, vos difficultés, vos remarques & suggestions dans la rubrique « commentaires ».

le radar du faire ensemble

Et pour comprendre ce que signifie ce drôle de graphique, rendez-vous sur cette page dédiée au « Radar du Faire Ensemble »… Et surtout faite le calcul pour votre dernière randonnée, c’est vraiment très instructif.

Paulo, le samedi 2 Janvier 2021… OUF, 2020 est derrière nous !

Et de retour d’une randonnée en raquette alpine au Serre de Buregard… Juste en face de La Grave

serre de buregard
Une idée de randonnée très surprenante, juste en face de La Grave, avec un max de chamois. Exceptionnel !

6 réflexions sur “La Carto des Vigilances, vidéo 1, 2 & 3 !”

  1. paulo.grobel@orange.fr

    Un message de Jean Paul
    « la CSV arrive vraiment à maturité avec une présentation épurée
    après un certain nombre d’exercices dans des conditions différentes de difficultés et d’expériences des groupes, elle ne pourra que s’affiner encore et prendre toute sa place naturelllement

    j’ai regardé les replay des webinaires, ta présentation de la méthode dans le 1er j’ai trouvé très bien, tu maitrises vraiment bien la chose pour la présenter le plus simplement possible pour ne pas faire trop peur et usine à gaz.
    La notion de retour et debriefing est très importante car il n’y a que comme cela qu’on peut s’améliorer. l’utilisation des indicateurs de qualité (terme officiel dans la démarche qualité), radar pour toi est vraiment utile et nécessaire, pour vérification d’une amélioration continue
    Tout cela me rappelle la démarche qualité en recherche dont j’étais l’animateur pour mon unité et la plate forme que je dirigeais.
    Elle est particulièrement adaptée pour les groupes encadrés mais pas que, et même à titre individuel, je me rappelle quand je décide de partir tout seul, combien je m’interroge, combien j’essaie d’analyser tout les pièges possibles, elle serait très utile pour ne rien oublier et faire le point avant de partir.
    Je pense que c’est un élément de mise en confiance de chacun des membres d’un groupe et de s’approprier une partie de la conduite d’une sortie selon son niveau (et son envie). »

  2. Salut Paulo
    Bien réceptionné cette visio 2 en replay, grand merci.
    C’est bien que des gens comme toi fassent l’effort de partager leur expérience.
    A mon niveau, encadrant bénévole en club et entre amis, le thème du « faire ensemble » me semble tout à fait adéquate.
    Même si je n’applique pas (encore) la CSV de manière formelle, je ne manque pas de butiner certaines idées exprimées durant ces 2 webinaires (ex. laisser faire la trace, choix d’itinéraire collectif, partage IphiGenie, …)
    La perception de la préparation groupée en amont est bien ressentie par certains, même si tous ne seront pas intéressés de prime abord.
    Je pense faire une tentative prochaine par visio les jours précédents la sortie.
    Comme fait remarqué par un participant du 30/12, la formule trouvera sa place naturelle lors des prochains raids printaniers.
    Je mesure la progression possible puisque mon radar de vigilance de la sortie de dimanche dernier est à 4,5,3…
    Bien amicalement
    Bruno

  3. Un message de Pierre et ma réponse…

    Bonsoir Paulo,
    J’ai regardé avec attention les deux vidéos…
    Sur notre dernière sortie, j’ai parlé du concept à mes amis mais sans
    réellement sortir le bout de papier pour formaliser nos échanges… mais
    ça m’a fait réfléchir aux processus de cette carto..
    Le prochain coup je me force à prendre le papier pour mettre en pratique …
    Vraiment bien les deux vidéos, elles expliquent bien le concept et
    l’intérêt de cette carto des vigilances

    En discutant avec mon fils, on était d’accord pour dire que pour les
    groupes de deux personnes, les choses peuvent être écrites mais les
    échéanges sont tellement rapides à l’oral que de prendre un papier
    semble compliqué!! j’essayerai quand même de le faire avec mon collègue
    pour voir sur une prochaine sortie… le debriefing sera de toute
    manière instructif
    Bonne continuation

    XXXXXX

    Bonjour Pierre
    Et merci d’avoir pris le temps de ce commentaire.
    De mon côté…
    En ce début d’année 2021, après plusieurs stages ANENA consacrés à cette Carto des vigilances et avec différents publics, le concept c’est encore consolidé.

    Pour ta remarques, je pense que même (et surtout) pour un groupe de 2, il est nécessaire et important de faire l’effort de cette représentation. C’est la seule manière d’être certain que les choses on bien été posé et compris de la même façon par l’un est l’autre. De ne pas resté sur des notions implicites. Et c’est aussi un bon point de départ pour le débriefing.
    Rien ne vaut un bon croquis pour mettre les choses à plat, pour les rendre explicites.

    Un autre exemple, actuellement, même quand je vais me balader seul, je me fais un gribouillon, pour pouvoir bien poser mes analyses : surtout cette séquentialisation et qualification des pentes, les tronçons de l’itinéraire.
    Mais je pense vraiment qu’au final, son plus grand intérêt réside dans une mise en forme concrète du Faire Ensemble.
    Il y a aussi maintenant, cet article sur le web :
    https://alpinemag.fr/carto-systemique-vigilances-nouvel-outil-nivologie/?fbclid=IwAR13InwI3vED_C-nLwqzZD4uuaHhX8Oo_ssgTvYTYcwf_oMNtQRF_AkK1JI

    Au plaisir de continuer cette conversation.
    Salutations himalayennes
    Belles balades à ski
    Paulo-qui rentre de rando

  4. Un commentaire en Mail perso, et ma réponse…
    « On a lu avec attention ton article.

    Pour le moment je dois dire qu’on ne fonctionne pas de façon si « protocolaire » mon compagnon et moi. Je pense qu’on a tellement l’habitude de sortir en ski ensemble à 2 que pleins de choses dont tu parles se font sans qu’on le conscientise vraiment (débrief, questionnements avant et pendant la sortie…). On connait nos niveaux respectifs, nos réactions en cas de doutes, de changement de programme, de fatigue, de difficulté… On parle aussi pas mal pendant la sortie, on n’hésite pas à se questionner mutuellement, à faire pleins de pause s’il le faut pour réfléchir à la suite. Et les débrief se font souvent directement au cours de la sortie. Mais peut être que parfois un bilan sur carte après coup serait pertinent. 

    Quand on sort en groupe, il y a la plupart du temps deux options possibles : 
    – on sort avec des gens expérimentés plus ou moins comme nous, que l’on connait plutôt bien mais pas forcément en ski de rando. (On se retrouve très très rarement avec des inconnus complets) Dans ce cas on prend un peu tous la responsabilité de réfléchir à une ou plusieurs sorties adaptées (aux conditions, au niveau de chacun…). On se fait des propositions et on sélectionne celle qui nous paraît la plus maligne. Mais je dois dire que l’aspect humain (caractères, leader, suiveur…) est rarement analysé en amont. C’est souvent plutôt quelque chose qu’on arrive à sentir sur le terrain. J’ai d’ailleurs déjà été surprise par des gens que je connaissais comme étant des fortes têtes, du style téméraire, « grande gueule », être finalement assez à l’écoute et suiveur lorsqu’il faut prendre des décisions plus ou moins délicates lors d’une sortie. Je me demande si lorsqu’il n’y a pas de leader officiel ( comme c’est le cas lorsqu’un groupe fait appel à un guide), l’aspect humain n’est pas encore plus important car personne n’aura la « légitimité » à un moment d’imposer sa décision (qui ne sera pas forcément la bonne d’ailleurs).   
    on sort avec des copains peu voire pas du tout expérimentés, auquel cas en général on choisit tous les deux la sortie et on les « emmène ». Et c’est là que ton article nous donne envie d’intégrer plus ces personnes dans la préparation de la sortie et dans l’analyse au cours de la sortie. Encore faut-il qu’ils en aient l’envie ! Et dans ce contexte le débrief me semble vraiment intéressant. 

    Finalement ça nous semble être un outil plutôt adapté aux encadrants officiels. Dans notre pratique du ski de rando, je ne crois pas réussir à mettre systématiquement ce processus en place mais je pense que dans certaines situations cela serait effectivement très utile ! On va essayer de s’y mettre 🙂  »

    XXXX
    Merci pour cet avis détaillé.
    C’est vraiment très intéressant vos différentes manières de faire et tu soulignes toi-même des pistes à creuser pour chaque types de pratique.
    1… « Mais peut être que parfois un bilan sur carte après coup serait pertinent. »
    2… «Je me demande si lorsqu’il n’y a pas de leader officiel ( comme c’est le cas lorsqu’un groupe fait appel à un guide), l’aspect humain n’est pas encore plus important car personne n’aura la « légitimité » à un moment d’imposer sa décision (qui ne sera pas forcément la bonne d’ailleurs). »
    3…  « Et c’est là que ton article nous donne envie d’intégrer plus ces personnes dans la préparation de la sortie et dans l’analyse au cours de la sortie. »

    Et cette question : « Encore faut-il qu’ils en aient l’envie ! » est souvent posée.
    Il y a forcément beaucoup de réponses possibles.

    Pour moi, cette réflexion et la proposition de la CSV est surtout une manière de passer de l’implicite à l’explicite. De passer des mots dits ou entendus à une représentation graphique et donc très concrète. De mieux comprendre et mettre en pratique la vigilance encadrée.
    Et surtout d’aller au bout d’un processus : je prépare, je fais et j’analyse pour faire mieux la prochaine fois. Ça nourrit vraiment ma motivation de bien faire et surtout de faire AVEC mes compagnons de randonnée, en pro ou en amateur.
    Paulo Grobel

  5. Un commentaire en Mail perso, et ma réponse…
    « C’est intéressant d’associer les clients à  nos choix et de les amener vers plus d’autonomie mais dans ma pratique (beaucoup de sorties journées ou demi journée et fréquemment public néophyte), je me heurte très souvent au manque de temps et trop souvent au peu de réceptivité des clients. Ils sont plus réceptifs au retour, une fois qu’ils ont leur « dose de sensations ».
    J’essaye toujours d’aborder beaucoup de sujets sans être toutefois un moulin à parole et sans les raser. En pratique, avec un public très souvent pas ou peu expérimenté il faut bien systématiquement  expliquer le BABA, l’utilité des DVA, le fonctionnement des peaux, des fixations, expliquer et réaliser les tests DVA, vérifier le matériel (distributions de pelles, sondes, vérifier le contenu des sacs …).  Le timing est particulièrement serré sur les demi-journées. Quand au sorties journées, moins nombreuses, il faut faire face à bien d’autres problématiques. Plans B, retard des clients ou du loueur de matériel, contraintes de temps divers (garderie ou sorties des écoles…) et nécessité de tout de même réaliser une sortie attrayante donc de se ménager suffisamment de temps pour marcher (lentement) et profiter des quelques pauses pour la détente. J’aborde le plus possible les rudiments de l’autonomie et des choix mais il faut que le public soit demandeur. Pas mal de gens ne veulent pas s’intéresser à ces questions pour ne pas se « prendre la tête »  !
    ça marche bien lorsque les gens sont déjà expérimentés/passionés et donc réceptif ou lorsqu’on les connaît de longue date et que l’on a « construit » quelque chose (du lien, du sens …). Ce qui représente finalement une petite minorité du travail …
    Par contre je fait déjà ce travail pour les raids à ski, ayant tout le temps de se pencher sur des cartes et d’expliquer mes choix. les options sont parfois limitées mais on écoute néanmoins les préférences des participants et on en tient compte. »

    XXXX

    Bonjour F…
    Et merci de ton retour qui forcément m’interpelle.

    Comment faire cette carto des Vigilances, À MINIMA, pour une sortie de ski de randonnée à la journée, avec des personnes que je ne connais pas, avec un rendez-vous le matin sur le parking et avec un minimum de contact préalable ?

    J’ai essayé de m’imaginer ta situation pratique… Et voici une proposition concrète

    Il y a donc une vraie problématique de temps, de type de public et de taille de groupe. Pour autant, est-il possible de réaliser une forme très simplifiée (« dégradée ») de la CSV ?

    Forcément, je connais cette balade par coeur (ou, elle est suffisamment simple pour ne pas me poser de problème ni d’orientation, ni de nivologie)
    Par exemple pour moi, à la Grave, le Gros Têts depuis le sommet des remontées mécaniques, ou l’Aiguillon depuis Villar d’Arène.
    Bien sûr, j’ai validé la météo. RAS, il va faire beau.
    J’ai aussi regardé le BERA et je suis capable de le résumer en quelques phrases.
    Comme ce sont des itinéraires classiques que je répète régulièrement, j’ai fait une photocopie A4 de la carte de l’itinéraire avec les pentes à 30°. Et je l’ai plastifié pour pouvoir la réutiliser.
    Je fais moi même le gribouillon de la CSV avec une identification des différentes parties de mon itinéraire avec la couleur adaptée (à priori tout devrait être en mode DETENDU, vert).
    Sur le terrain, dans le cadre du briefing classique, je prend le temps de sortir la carte de l’itinéraire, je dis deux mots du BERA. Puis, je montre et j’explique la carto des vigilances que j’ai faite en fonction de ce BERA.
    Je peux même expliquer ce que je vais faire en tant que leader.
    S’il y a des questions, j’y réponds immédiatement ou je reporte ma réponse à plus tard ou in situ.
    Tout le monde aura donc bien identifié le parcours, avec des points d’arrêt ou de décision si le terrain ou la nivo l’exige. par exemple aux changements de vigilance.
    Combien de temps ai-je rajouter au départ pour faire cette forme simplifiée de la CSV ? 10 mn max ?
    Puis, il y a la sortie réelle… qui forcément se passera bien puisque tout le monde saura de quoi il s’agit vraiment.

    Après la sortie, au retour à la voiture, je propose de prendre une petite mousse ou un thé et j’en profite pour ressortir ma feuille avec la carto des vigilances pour leur demander leur avis et débriefer avec eux, avec ce support concret.
    L’occasion aussi de proposer une suite possible… et plus construite.

    Voici donc plusieurs niveaux pour évoluer vers un Faire Ensemble plus abouti.
    1… Partager, informer
    2… répondre aux questions, Impliquer
    3… Co construire
    4… Co conduire
    Pour moi, l’important est de systématiquement réaliser les 3 phases d’une sortie (la préparation, l’action, le débriefing), pour qu’il n’y ai pas (trop) de différence entre une sortie de découverte ou d’initiation et ma conception d’une sortie de ski de randonnée (celle que je souhaite vivre et promouvoir).
    Et, je n’utilise que 3 outils : la carte des pentes, le BERA, la vigilance encadrée…, pour dans une forme plus complète pouvoir y inclure les facteurs humains.

    Au plaisir de continuer cette conversation.
    Bel hiver à toi
    Paulo_un hiver à La Grave

  6. Un commentaire en Mail perso
    « Bonjour Paulo,
    j’ai suivi ton intervention sur zoom l’autre soir, bravo et merci pour ton travail!
    Si tu veux mon avis je trouve que cette approche est très intéressante mais n’est pas adaptable à n’importe quel client.
    Par exemple mercredi dernier, il neigeait, le risque d’avalanche était marqué. Je prend 4 clients d’une collective du bureau des guides qui sont quasi débutants en ski de rando, ils avaient seulement fait une 1/2 journée d’initiation la veille proche des pistes damées. Je me suis bien sûr fait un bout d’analyse la veille au soir et le matin dans ma tête mais je ne me voyais pas prendre 30 minutes avec eux à dessiner des croquis le matin sur le parking sous la neige (le gros problème c’est que les bistrots sont fermés en ce moment, pas évident pour les briefings et debriefings!).
    Par contre ça n’a pas empêcher l’un des clients au cours de la sortie à me poser la question sur « comment je savais si une pente était avalancheuse », à engager la conversation et expliquer mon approche et les paramètres que l’on prend en compte. Mais si ce même client devient expérimenté dans quelques années et qu’il me rappel pour faire un raid à ski par exemple, je pense qu’il sera super content de se poser le matin devant une carte.
    Parfois quand je discute de plusieurs choix possibles avec les clients au cours d’une sortie leur réponse est « c’est toi qui décide c’est toi le guide ». Je pense que c’est super intéressant avec une clientèle assez autonome de raid et d’expé, car en plus tu as le temps dans ces moments là.
    Il faut dire aussi que j’ai de plus en plus de mal avec les tableaux et les cases, par contre les cartes et les croquis j’aime bien!
    Donc voilà je pense que c’est un bon outil de plus à utiliser avec un public averti et surtout intéressé, mais que l’important dans tout ça, peut importe le nom de la méthode, c’est de se poser les bonnes questions au bons moment! »

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