• Ötztal

    Randonnée glaciaire en Autriche : glaciers et sommets de l’ÖTZTAL

    Faire de la montagne en Autriche, quelle idée !

    « Les randonneurs et les alpinistes francophones sont rares dans cette partie orientale des Alpes. L’éloignement ?  le manque d’information ? Ou plutôt l’absence de sommets prestigieux ? Les montagnards autrichiens eux-mêmes, semblent parfois s’excuser, comme nos Pyrénéens, de n’avoir aucun 4000. Leur Grossglockner, le point culminant de l’Autriche, n’atteint en effet « que » 3798 mètres…
    Pourquoi s’excuser ? Certes les montagnes autrichiennes, souvent d’origine sédimentaires,  sont moins élevées et moins hardies que les Alpes Occidentales. Elles ne comptent guère de pics prestigieux qui ont marqué l’histoire de l’alpinisme, ni de glaciers géants aux séracs hauts comme des immeubles. Qu’importe, l’Autriche est un vrai pays de montagne. Une montagne un peu plus douce et civilisée qu’ailleurs. Il est facile, dans ces grands espaces, de se déplacer de vallée en vallée, de refuge en refuge, sans s’encombrer d’un bagage technique important. Une montagne habitée et imprégnée de culture… Une montagne  plus humaine ? 

     

    Un refuge très haut perché…

    Les refuges accueillants et confortables, l’ambiance et les sourires vrais, participent à notre plaisir de cheminer en montagne. Une « Gemütlichkeit » très autrichienne : un art de vivre en montagne et en marchant le plus paisiblement possible. Alors que le soleil disparaît derrière la crête, le son d’un accordéon, un couplet de chanson tyrolienne se mêlent à la brise du soir qui caresse les fleurs de rhodos. Il est temps d’enfiler une petite laine pour finir son bock de bière ou son verre de schnaps en poursuivant la discussion sur l’étape du lendemain.

    Ce pays de montagne est un paradis pour les randonneurs-aventuriers désireux d’explorer cet entre-deux de la randonnée alpine et glaciaire. Un livre complet ne suffirait pas à en dévoiler tous les secrets. Il y a bien sûr, les massifs glaciaires de la Silvretta et de l’Ötztal, plus connus des skieurs de randonnée. Mais la chaine principale se développe bien plus loin vers l’Est, vers les Zillertal et les Hohe Tauern jusqu’au Grossglockner et plus loin encore en direction de la Slovaquie et la Slovénie. De l’autre côté de l’Inn, depuis le Vorarlberg, une myriade de massifs calcaires,  aux « klettersteig » parfois impressionnantes, vous entraine de Salzbourg jusqu’aux portes de Vienne… « 

    Cette randonnée glaciaire en Autriche est une invitation, presque une injonction, à découvrir ces montagnes de l’ÖTZTAL.

    Aller à la rencontre d’ÖTZI, le premier voyageur-montagnard est aussi un beau prétexte pour admirer les grands glacier de l’ÖTZTAL et comprendre un peu mieux les réalités d’un voyage dans les Alpes à l’aube de notre civilisation.

    Randonnée glaciaire en Autriche

    Vers la Wildspitze…

    Randonnée glaciaire en Autriche

    Randonnée glaciaire en Autriche… De grands glaciers ! (Crédit : Lionel Confort)


    Randonnée glaciaire en Autriche

    Une idée de l’itinéraire.

    Bien sûr, nous irons au lieu de la découverte de cet ancêtre qui a été surpris peut-être par l’arrivée du mauvais temps sur un haut col tout proche de l’actuel refuge Similaun. Nous ferons de la randonnée sur sentier et sur glacier, mais aussi de l’alpinisme car notre itinéraire fera la part belle aux ascensions. À ce plaisir fort d’être « on the top ».

    Le Similaun bien sûr, en montant depuis Martin Busch Hutte par une large arête pour rejoindre le refuge par le glacier de Niederjochferner. Nous aurons au préalable traversée partie Est du massif avec la Langtalereck Hutte et la traversée du Schalfkogel pour revenir dans la vallée de Vent à Martin Busch Hutte.
    Depuis le refuge de Brandenburgerhaus, véritable forteresse surplombant le glacier, le Weisss See Spitze sera le théâtre d’une belle course de neige en aller-retour.
    Puis, une traversée toute tranquille du FluchtKogel pour peaufiner notre technique. Car notre itinérance alpine se termine en beauté au sommet de la WildSpitze 3770 m, la plus haute montagne du Tyrol qu’il nous faudra honorer par une traversée très esthétique vers le refuge de Breslauer. Il serait dommage de ne pas s’engager, alors que c’est justement l’une des valeurs de l’alpinisme. Mais par quel chemin descendrons-nous de la montagne ?

    J’apprécie particulièrement les traversées pour le côté esthétique et panoramique, et ce sentiment fort de voyage, d’itinérance, cher à ÖTZI.

    Et pour bien faire les choses, nous avons rendez-vous le samedi soir en fin d’après midi à l’entrée de l’Autriche à Feldkirch, petite ville médiévale du Vorarlberg. Un co-voiturage sera donc possible en fonction des déplacements de chacun…, et pour moi au départ de La Grave.

    Randonnée glaciaire en Autriche

    La vallée de Vent. (Crédit : Hôtel Post)

    Randonnée glaciaire en Autriche

    Le Refuge Similaun, Bien sûr. (Crédit : Hôtel Post)

    Et l’Hôtel Post à Vent, fief de la famille Pirpamer. (Crédit : Hôtel Post)

    Randonnée glaciaire en Autriche…, Plus qu’un circuit.

    Ce voyage dans le montagne autrichienne est beaucoup plus qu’un « simple produit d’agence », formaté, dupliqué et optimisé pour plus de rentabilité.  Nous nous adapterons le mieux possible aux réalités de la montagne et connais bien le massif de l’Ötztal (je parle également Allemand, ça aide !). 

    Sur le terrain, en plus de la réalisation d’un itinéraire et de l’ascension de sommets, c’est aussi un séjour d’initiation et d’enseignement de l’alpinisme. Car les déplacements d’un refuge à un autre sur de grands glaciers nécessitent un minimum de technique et de savoir faire. Tout sera prétexte à apprentissage dans la belle énergie de Learning by doing, pour plus de sécurité bien sûr, mais surtout de plaisir, la joie de réaliser par soit-même les choses.

    La taille du groupe a été volontairement limité, idéalement 6 personnes (et 8 au maximum avec moi), car impossible de « faire ensemble » sereinement autrement.
    Et nous ferons donc 3 ou 4 cordées indépendantes.

    Autre spécificité… ce n’est pas un voyage organisé sur la base du tout compris. 
    Les frais de séjour  réglés par la caisse commune sont les frais réels. Beaucoup de choses peuvent changées (à cause tout simplement de la météo, du niveau du groupe, ect) et nous déciderons de notre itinéraire dans un « faire ensemble » qui me va bien. La partie frais de séjour est donc modulable en fonction de nos choix. L’objectif étant bien de réaliser cette traversée de l’ÖTZTAL le mieux possible.

    Les cartes de l’Alpenverein Ötztaler Alpen :

    • Gurgl n°30/1 
    • Weisskugel n°30/2
    Randonnée glaciaire en Autriche

    Un bout de la carte de la Wildspitze.

     

    Randonnée glaciaire en Autriche

    La croix du sommet, bien sûr…


    Randonnée glaciaire en Autriche…,

     Les dates
    Pour un séjour unique :
    Du Dimanche 5 Août au Samedi 11 Août 2018

    Pour s’inscrire :
    L’inscription se fait directement auprès de moi, par mail puis par courrier avec un chèque d’acompte des honoraires, sur la base de l’engagement d’un guide de haute montagne.
    ( 300 € à l’inscription, à l’ordre de Paul Grobel et 300 € le premier jour du séjour).

    Un virement bancaire directement sur mon compte est également possible (envoyez moi juste un mail pour avoir les coordonnées du compte).

    Et voici le lien vers le formulaire d’inscription en ligne…
    On arrête pas le progrès !

    Le budget du séjour se divise en deux parties :

    • les honoraires de guide : 600 € en chèque (dont 300 € à l’inscription), à l’ordre de Paul Grobel. 
    • les frais de séjour : hébergement/nourriture, + les frais du guide.

    Sur le terrain, le groupe fonctionnera avec une caisse commune, pour plus de souplesse.
    Le montant de ces frais a été évalué à environ 400 € en espèces (à vérifier).
    Cette évaluation n’inclut pas les dépenses d’ordre personnelles (comme les boissons), les frais de transport et les remontées mécaniques.

    La taille du groupe :
    De 6 à 8 personnes (avec moi).
    l’idéal étant d’être un nombre paire pour faire des cordées de deux pour plus de souplesse et de réversibilité.
    Bien sûr, ce sont des cordées qui évoluent en autonomie et je peux être soit en tête soit en second d’une des  cordées.

    C’est donc bien un séjour d’enseignement de l’alpinisme, de type « Learning by Doing ».


    Ötzi, la momie des glace.

    Randonnée glaciaire en Autriche

    Le refuge de Similaun…

    Randonnée glaciaire en Autriche

    L’emplacement de la découverte… Et la trace de descente du Similaun.

    Randonnée glaciaire en Autriche

    Et puis…, en ötztal, sur notre parcours, il y a aussi cette histoire incroyable.
    Je vous invite à vous plonger dans le livre de Françoise Rey, que j’avais accompagné il y  bien longtemps au refuge Similaun et à Bolzano lors d’un reportage pour l’écriture de son livre.

    « Imaginez une belle journée de septembre dans les Alpes du Sud Tyrol, en 1991. Tout près de la frontière entre l’Italie et l’Autriche, un couple d’Allemands, Erika et Helmut Simon s’adonnent à leur passe-temps favori : la randonnée. Ils viennent de franchir le sommet de Similaun et s’apprêtent à gravir le col de Tisenjoch. Mais les deux randonneurs vont faire une rencontre inattendue.
    Sur le chemin, Erika aperçoit au loin une mare glacée. Rien d’étonnant à cette altitude, plus de 3.000 mètres. Tout autour, la neige brille sous les rayons du Soleil.
    Mais de cette mare semble dépasser quelque chose… Sans doute encore des détritus songe le couple, abandonnés par des randonneurs peu scrupuleux du respect de la nature pourtant si belle dans cette région. En s’approchant, la promenade des Allemands prend une tournure bien différente.
    Car de cette mare n’émerge pas des détritus mais bel et bien un corps humain dont la moitié supérieure dépasse de la glace. Il est allongé sur le ventre, un bras en travers de la poitrine. Sa peau est nue et a pris une couleur ambrée. De toute évidence, le pauvre homme repose ici depuis bien longtemps.
    Aussitôt, les autorités sont prévenues. Il n’est pas rare de découvrir le corps d’un alpiniste trop aventureux ou malchanceux, ici dans cette partie des Alpes. Cet évènement fera très certainement partie des faits divers des canards locaux.
    Très rapidement, des tentatives de dégagement du corps sont mises en œuvre, peu scrupuleuses d’ailleurs, car à coups de bâtons de ski et de piolets, abîmant au passage une partie de l’Hibernatus. Un marteau-piqueur pneumatique est également amené sur place en hélicoptère. Ce n’est que le 23 septembre qu’une équipe « officielle » de sauvetage du corps est organisée, sous la houlette des Autrichiens car on pense alors qu’il a été retrouvé non pas en Italie mais en Autriche. Sous l’œil des caméras, le corps du malheureux est finalement dégagé, installé sans trop de ménagement dans une caisse, cassant son humérus lors de l’opération, puis transporté par hélicoptère jusqu’à l’institut médico-légale d’Innsbruck. »

    Une coïncidence surprenante ! Deux grands alpiniste se trouvent justement au refuge de Similaun lors de leur traversée des confins du Sud Tyrol…

    L’histoire d’ÖTZI venait de commencer…

    Elle va captiver les scientifiques et les médias pendant d nombreuses années. Et voici quelques liens d’articles éclairants.

    Un voyageur impressionnant…


    Et bien sûr, je reste à votre disposition si vous avez des questions.
    Surtout n’hésitez pas…
    Plutôt par mail car je suis déjà au Népal en route vers le Makalu.

    Paulo_à mon bureau de l’Hôtel Padma
    Le 14 Avril 2018