chamonix zermatt

Chamonix Zermatt…, revisité ?

Pour le meilleur de Chamonix-Zermatt…, 

je voudrais privilégier le coeur glaciaire des Alpes Valaisanne avec la traversée du Pigne d’Arolla et du Col de l’Évèque. J’ai donc choisi de décaler un peu le départ et, soit rendre une visite de courtoisie à nos voisins du Val d’Aoste, en Valpelline, soit rejoindre le Rifugio Teodulo pour un 1er 4000 ! 

Cette Haute Route estivale est forcément fréquentée, et c’est bien normal car l’itinéraire est historique et d’une grande beauté. Il ne faut pas oublier cependant qu’il s’agit d’un parcours exigeant qui demande bien des efforts, une certaine rusticité, une belle aisance sur les terrains escarpés et de vrais compétences d’alpiniste. 

C’est un grand voyage en haute montagne qu’il faut préparer avec attention ! Et forcément nous serons dans ce « faire ensemble » qui me va si bien.

  • Un groupe pas trop grand, 6 ou 7 personnes.
  • De petites cordées de 2, le plus souvent possible en réversible.
  • Un véritable enseignement de l’alpinisme au fil des étapes.
  • Avec un contenu technique centré sur la progression sur glacier et le secours en crevasse.
  • Quelques beaux sommets et un itinéraire très varié.
  • Peut être un 1er 4000, le Breithorn.
  • Une préparation « tous ensemble » de chaque journée.
  • Une attention à chacun et à tous les petits détails qui ont de l’importance.

Un « nouveau » Chamonix Zermatt !

Au coeur des Alpes Valaisannes

 6 jours… 

Du dimanche 11 au samedi 17 juillet 2021        

 

Randonnée alpine itinérante et alpinisme facile (initiation…)

1200 € pour un séjour en « tout compris », organisé par SERAC.

Voir la rubrique infos pratiques

chamonix zermatt
chamonix zermatt
La dernière descente, face au Cervin. Exceptionnelle. Et un encordement cohérent, bien sûr.

Chamonix Zermatt... Les informations pratiques

Ce Chamonix Zermatt un peu particulier est à la fois de la Randonnée Alpine et un séjour d’initiation à l’Alpinisme. Il est donc dédié à des montagnards en bonne forme physique et souhaitant découvrir et pratiquer l’Alpinisme. Une expérience préalable n’est pas nécessaire (mais facilitera notre évolution) et nous prendrons le temps nécessaire à des apprentissages techniques sur le terrain.

Pour ce séjour de randonnée alpine, nous serons 4 cordées de 2. Soit 8 personnes au maximum. 

Les cordées évoluent en autonomie surveillée et le plus possible en réversible, sur le mode d’un « faire ensemble en alpinisme ».

Ceci n’est bien sûr qu’un projet de déroulement, qui risque fort d’être malmené par la météo, les conditions de la montagne ou le groupe. Mais nous en respecterons au mieux l’esprit et les objectifs.

  • Dimanche : refuge de Chanrion
  • Lundi : refuge des Dix
  • Mardi : refuge des Vignettes
  • Mercredi : bivouac des Bouquetins
  • Jeudi : Schönbiel hutte
  • Vendredi :  Rifugio Théodul
  • Samedi : ascension du Breithorn, descente à Zermatt.

Ce séjour est organisé sur la base du « Tout Compris ». Il est géré par une Association de Tourisme SERAC dédiée aux guides et aux accompagnateurs en montagne. SERAC fait également office de secrétariat pour moi quand je suis en montagne ou en expédition, n’hésitez donc pas à contacter directement Charlène ou Noëlle au 04 76 86 46 84, si vous avez des questions.

Le budget est de 1200 €.

 

 

Pour savoir ce que le prix comprend et ne comprend pas, rendez-vous sur la fiche technique de SERAC.

  • Il vous suffit de m’envoyer un E-mail (ou un rapide coup de téléphone au 06 42 90 75 34) pour vérifier s’il reste de la place pour ce séjour.
  • Puis de s’inscrire en ligne sur le site de SERAC, voici le lien. 
  • Vous pouvez aussi joindre directement Charlène ou Noëlle au 04 76 86 46 84.

Nous avons rendez-vous le dimanche 11 Juillet 2020 avant 10h, à mon camp de base habituel de la vallée de Chamonix, l’Hôtel des Randonneurs à Argentière, pour organiser un co-voiturage et monter au refuge de Chanrion.

Il nous faut à la fois du matériel de randonnée et un équipement d’alpinisme léger.

Rendez-vous sur cette page dédiée au matériel pour l’alpinisme.
Et surtout, n’hésitez pas à me joindre si vous avez des questions.


Soit par E-mail soit au 06 42 90 75 34

chamonix zermatt

Le Chamonix-Zermatt classique…, 
une immense faute de goût ! ?

Alpes secrètes
Une belle histoire avec Gérard Guerrier...
  • Faute de goût ? Comment osez-vous jeune homme ? 
  • Pas de souci… Je persiste et signe. 
  •  Mais enfin, Chamonix-Zermatt est un itinéraire alpin mythique, une sorte de Graal comme le « Mont Blanc » ou le GR20…
  •  Un Graal… Certainement pas pour ceux, comme moi, qui recherchent dans la haute montagne, une immersion  en pleine nature, loin de l’agitation des foules. 
  •  Agitation des foules ? Tu ne pousses pas le bouchon un peu loin ?
  •  Pas du tout, sais-tu que sur l’itinéraire classique de Chamonis-Zermatt, à peine le refuge Albert 1er et le plateau du Trient atteints, il faut vite redescendre en vallée pour sauter dans une navette et rejoindre le prochain refuge, la cabane de Chanrion. 
  • Plus efficace non ? 
  •  Peut-être, mais quelques jours plus tard, certains groupes n’hésiteront pas à redescendre à Arolla pour retrouver leurs indispensables valises à roulettes et le plaisir d’une bonne douche et du sèche-cheveux. 
  •  Tu n’aimes pas te doucher après une journée de randonnée ?

Cet échange n’est pas si caricatural que cela. Il exprime les divergence existantes dans  la conception de l’assemblage d’un produit comme Chamonix-Zermatt.

Le  Chamonix Zermatt des agences est placé en tête de gondole des « circuits d’aventure » : c’est un produit phare sur un marché ultra compétitif où le critère économique est prépondérant. Le formatage de l’itinéraire est ainsi inéluctable. Avec un départ le samedi ou le dimanche, tous les groupes se retrouvent aux mêmes étapes, le même jour, dans les mêmes refuges et se suivent ainsi jusqu’à l’arrivée à Zermatt. Pour réduire les coûts et offrir le prix le plus attractif— critère essentiel pour optimiser le remplissage — la taille des groupes est augmentée jusqu’à 8 ou 10 participants. Il va de soi que les honoraires journaliers du guide  de haute montagne sont eux-aussi « optimisés » même si la tâche —conduire un groupe important de randonneurs-alpinistes, aux capacités et aux compétences inégales, sur un itinéraire de haute montagne aux multiples pièges— est particulièrement difficile. 

Mais qu’importe… Seul l’objectif compte. Pour l’agence : remplir le séjour et faire de la marge. Pour les clients : avoir un départ confirmé et un prix compétitif. C’est une réalité comme une autre.

Au passage, l’identité de ces montagnes a disparu. On vient «faire» Cham-Zermatt, pour plus tard, de la même façon peut être «faire» le Mont-Blanc. Oubliées les Alpes Valaisannes, sans même parler des Alpes Pennines, leur histoire et leurs communautés montagnardes. Ces Chamonix-Zermatt formatés, sont devenus des caricatures de la pratique de l’alpinisme.  Comme si, justement, Chamonix Zermatt n’était pas de l’alpinisme. Imaginez la qualité du voyage en étaient trimbalé au bout d’une corde, retenu par derrière…, et tirer par devant, par un guide obnubilé d’arriver à bon port avec le moins de problème possible. Comment, d’ailleurs, pourrait-on faire correctement son métier de guide : être à l’écoute de ses clients, expliquer, transmettre et s’immerger  avec eux dans  le paysage ? 

Dommage, car, justement, Chamonix-Zermatt est une fabuleuse passerelle entre le monde de la randonnée et celui de l’alpinisme. 

Voilà quelques années, j’avais cheminé un moment en compagnie d’un collègue-guide en rejoignant Schonbiel Hütte depuis Albert 1er. Tous deux, au service de la même agence, nous avions la responsabilité d’un groupe de 8 personnes. Les similitudes s’arrêtaient là. Alors que mon collègue formait deux cordées — j’ai vu encore pire, une cordée de dix sur la même corde! — j’organisais quatre cordées. Alors bien sûr, les clients de l’autre groupe arrivaient bien avant nous au refuge avec, je crois, un petit sourire de satisfaction voire même de condescendance. Evidemment, cheminer avec quatre cordées nécessite plus de temps, d’attention et d’apprentissage. Au refuge, mes compagnons de cordée prirent leur revanche. Il se lancèrent dans de passionnants débats sur la technique,  même si celle-ci demeurait rudimentaire, sur les choix d’itinéraires, sur le rythme de marche ou les degrés d’autonomie. Nous avons aussi abordé le problème des crevasses : comment les éviter, comment en sortir, expliquer encore et encore et préparer une mise en situation pour le lendemain. Le guide devenu formateur avait changé la physionomie du voyage. Ce qui n’était qu’un déplacement d’un point à un autre, était devenu une ouverture à la haute montagne et à la solidarité des cordées. Les clients de l’autre groupe nous écoutaient discrètement avec, je crois, une pointe d’envie. Peut-être se demandaient-ils pourquoi leur guide n’avait pas osé, lui-aussi, faire ce pas de côté ? 

Mais il y a d’autres pas de côté tout aussi importants pour rendre cet itinéraire exceptionnel.

  • Faut-il absolument partir pendant le week-end ? 
  • Pourquoi partir de Chamonix ? 
  • Pourquoi ne pas partir de Zermatt ou même d’Italie ? 
  • Pourquoi ne pas prendre son temps ? 

L’été est là… Nous sommes en vacances, profitons en ! Donnons nous rendez-vous au premier refuge le vendredi ou lundi soir : l’occasion de partager le luxe d’un circuit sans stress. Partons en petit groupe de 4 ou 5 personnes pour être plus agiles et réactifs, pour nous initier à une pratique autonome de la montagne.  N’hésitons pas à « perdre » notre temps pour explorer un autre versant, faire l’ascension d’un sommet en aller-retour, pour se poser… Pourquoi se contenter d’un produit « formaté grande surface » alors que chacun de nous peut « inventer » son propre Chamonix-Zermatt et en retrouver l’essence? 

Pour cela, il suffit d’ouvrir une carte. Mais attention… Une grande carte qui couvre l’ensemble du parcours, y compris, l’Italie et les zones de moindre altitude. 

Après tout, les premiers touristes, aristocrates anglais du XIXe, qui ont rallié Zermatt depuis Chamonix se sont contentés de parcourir la vallée du Rhône. Ce n’est que très progressivement, qu’ils se sont engagés dans l’exploration des hautes montagnes et des glaciers, notamment entre le col de la Fenêtre-Durand et Zermatt, après moult hésitations, zigs-zags et renoncements. En 1842, les Alpes sortent en effet à peine d’un petit âge glaciaire. Les glaciers, partout présents, descendent jusque dans les vallées et bloquent presque les bergeries de Chermotane. Pourtant, la barrière des Alpes n’est pas infranchissable. De multiples portes connues de quelques paysans-contrebandiers permettent de passer d’un versant à l’autre, du Piémont Italien au Valais Suisse. James David Forbes, un écossais passionné de géologie à la forte personnalité, s’investit totalement dans cette exploration. Avec l’aide d’un guide d’Evolène, un certain Pralong, il ouvre le passage d’Arolla à Zermatt par le col d’Hérens, dresse des cartes et documente son itinéraire, écrit dans la revue de l’Alpine Club. Il sera suivi, les années suivantes par d’autres pionniers de l’alpinisme qui ouvriront les derniers cols, non sans quelques péripéties succulentes. 

Aujourd’hui, pour voyager de Chamonix à Zermatt autrement que par la grande route des diligences ou des grandes agences, je vous propose d’oublier un instant Chamonix pour partir directement du village suisse de Fionnay dans le Haut Val de Bagnes.  Ce départ décalé nous permettra de nous concentrer sur la plus belle partie du « Cham-Zermatt »… En arrivant au lac de Mauvoisin, on s’arrêtera un moment pour imaginer les travaux pharaoniques qui ont été nécessaires pour construire cette voute haute de plus de 250 mètres. Notre voyage sera d’ailleurs placé sous le signe de l’eau et de la fée électricité. A l’arrivée à Zermatt, l’eau du torrent de Z’mutt qui est stockée dans un premier barrage fera le chemin en sens inverse ! Elle sera pompée pour rejoindre Arolla, de l’autre côté de la vallée, pour enfin alimenter le barrage des Dix, le centre du complexe hydro-électrique : le plus haut barrage masse du monde avec ses 285 mètres de haut !  Mais rien ne presse. Profiterons de notre avance pour faire un détour et découvrir l’une des plus belles montagnes d’Arolla, le Pigne et son célèbre passage de la Serpentine. Puis, basculant vers l’Italie et la vallée de la Valpelline, nous découvrirons des paysages et un modèle de développement bien différents des versants valaisans. Au refuge Aosta à 2781 nous goûterons encore une fois au bonheur d’être « entre nous », loin des groupes de randonneurs de la Haute Route classique. Nous les rejoindrons au col de Valpelline pour une dernière étape, face au Cervin, jusqu’au Refuge de Schonbiel… Le temps est venu d’échanger nos adresses et quelques souvenirs en partageant une chope de bière. 

Demain nous serons tous à Zermatt.

Paulo_le 13 avril 2021, encore confiné…

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