Après une bel saison d’automne et d’expédition en Himalaya, il est temps de rentrer à la maison pour un hiver de ski de randonnée à La Grave.
Et voici l’ensemble des expéditions que je propose au Népal, pour préparer l’année prochaine, le printemps et l’automne 2018

Comme d’habitude, tout mon programme est regroupé sur cette page de mon site.

Danphe Shail

Au sommet…

Mes expéditions himalayennes au Népal en 2018

…. dans la continuité de mes précédentes expéditions au Népal, mais aussi avec de nouveaux territoires, de nouveaux projets.


Nos compagnons Népalais, indispensables à la réussite de nos aventures himalayennes.

Himalayan Travellers

Le projet le plus important, qui va imprégner mes cinq prochaines années, consiste à pérenniser le  fonctionnement d’Himalayen Travellers, la nouvelle agence népalaise que nous avons créé avec Bishal Rai.
Dans un premier temps, elle est dédiée à la mise en place de mes expéditions avec l’objectif d’augmenter et de consolider la qualité de l’organisation et des services, d’impliquer et de former la Nepali Climbing Team.
A l’automne, « Himlung 2018 by Nepali Guide » en est la concrétisation directe.
Arriverons-nous à réaliser cette première expédition d’Himalayan Travellers, dans de bonnes conditions et avec le sommet à la clefs?


phoksumdo

Go West et le Dolpo.

Le Dolpo constitue un ancrage fort de mon année himalayenne, dans le domaine de l’exploration et de la promotion de nouveaux territoires. Le versant culturel y est particulièrement à l’honneur et il enrichit l’ensemble des voyages que j’organise dans le même espace culturel et sacré des communautés Bothe.
L’objectif est non seulement de produire un contenu intéressant (et utile) grâce à la collaboration avec Etienne Principaud (et d’autres compagnons), mais de le partager au travers d’un nouveau site internet totalement dédié au Dolpo.
Et ça c’est pas gagné…


Le Makalu depuis l'ancien Camp de Base

Le Makalu, le petit nouveau.

Une montagne tellement grande, c’est le 5ème 8000, que j’ai préféré l’aborder avec humilité (et en douceur) en commençant par une approche d’observation et d’apprentissage.
Et les challenges sont nombreux sur le Makalu. C’est d’abord une montagne impressionnante, par la taille, c’est un grand 8000 et par l’histoire de sa conquête, une réussite heureuse et conduite de demain de maitre.

Forcément, la notion « by fear means » prend au Makalu un sens tout particulier pour moi.

Pas question d’oxygène, le moins possible de cordes fixes et des services au camp de base « raisonnables ».
L’apprentissage de cette haute montagne consiste à gravir dans un premier temps le « petit » Makalu (en langage Bhote, Kangchungtse).

Mais ce Makalu 2, n’est pas si « petit » que cela.
Avec ces 7678 m c’est même un grand 7000. Plus proche d’un 8000 en terme d’organisation et de budget.
Sa position isolée, son environnement très haute montagne, renforce la difficulté de son ascension. Notre choix, d’être au dernier camp en pleine possession de nos moyens pour pouvoir y séjourner et envisager plusieurs ascensions constitue un sacré challenge.

Makalu

La dernière montée au Makalu La.

L’idée du Makalu est née sur une proposition de l’équipe népalaise d’Himalayan Travellers.
Les jeunes guides népalais voulaient se confronter à une grande montagne (un 8000) sans être obligé de changer d’agence. L’autre alternative, l’ascension du Manaslu comporte (pour moi) trop de risques objectifs, renforcée par une fréquentation importante et l’ambiance concurrentielle entre les expés commerciales. Bref, je n’ai aucune envie d’y retourner, même si c’est une très belle montagne, plutôt simple à organiser.
Et ce Makalu une très bonne idée, à la fois parce que le challenge de l’organisation est réelle pour Bishal, que l’ascension est belle et technique pour les alpinistes, qu’il faudra y construire une progression continue pertinente sur un terrain inconnu, et que la cohabitation avec les autres agences nous permettra d’en tirer quelques enseignement pour nous améliorer.
C’est aussi une bonne idée, car beaucoup de népalais de l’équipe sont issus de cette région, qui a conservé malgré une fréquentation relative, son caractère particulier (pour ne pas dire authentique). De mon côté, je n’y suis aller qu’une seule fois, pour la traversée des 3 cols du Khumbu au Makalu.
Nous avons donc des choses à y construire, pour les prochaines années, des sommets inconnus à découvrir et des sentiers incroyables à parcourir.

Cette année, en complément (ou plutôt avec) l’expé au Makalu 2, nous vous proposons un bel itinéraire de trek pour rejoindre le VRAI camp de base et partager ainsi le début d’une grande expédition en route vers le Makalu.


Mes expéditions himalayennes au Népal en 2018

La formation technique.

C’est aussi une dimension importante de l’activité d’Himalayan Travellers.
Avec de multiples actions qui devraient avoir une répercussion directe sur la qualité de l’encadrement, à la fois dans le domaine des techniques de l’alpinisme et, plus compliqué, dans la posture de guide de haute montagne.

Le printemps est plus particulièrement dédié à ces actions.

Au Makalu, dans un environnement très haute montagne et en haute altitude, puis sur de petits sommets, mais beaucoup plus difficile comme le Sasurali Pass ou le Jomsom Himal. Pour les guides népalais l’objectif est d’acquérir plus d‘aisance pour être à la hauteur durant l’Himlung et pour l’ascension et l’équipement de la partie technique du Gurja Himal.
Le voyage au Teri Himal est aussi le support à un stage de formation « To be guide…?» centré sur les compétences de guide, dans le cadre particulier de Learning by Doiing.

La prise de responsabilités et un statut de guide différent de celui de « Nepali Leader » participe de la construction d’une équipe d’encadrement la plus compétente possible.
Dhan est ainsi Guide et responsable du Makalu, puis en doublette avec Dawa pour l’Himlung. Deepen qui est aller à l’Everest ce printemps, souhaitait devenir Leader d’une expédition, c’est donc le cas pour le Gurja Himal d’où il revient d’une reconnaissance au camp de base.
Avec Dhan, Ils se mettent aussi la pression pour apprendre l’Anglais durant cet hiver.

Les temps de reconnaissance sur le terrain, en tout petit groupe pour préparer une expé sont également un bon moyen pour souder une équipe. C’est un exercice particulièrement difficile pour les Népalais qui n’ont pas une lecture de carte précise, ni une culture de l’’inconnu leur permettant de se déplacer sereinement dans un environnement totalement nouveau, et aussi en rapporter les informations importantes et utiles. Comme cet automne pour le Gurja, au printemps au Dolpo puis à l’automne vers le camp de base du Kang Guru.
Et le plus important, c’est qu’ils aiment ça !
Mais un vrai stage carto serait nécessaire pour mieux lire les cartes, avec un peu de GPS  pour recueillir les données de terrain.

expedition nepal 2018


Mes expéditions himalayennes au Népal en 2018

De grands projets, mais aussi des propositions très abordables.

Bien sûr, il y a des projets plus difficiles que d’autres. Certains comme le Makalu 2 ou le Sasurali Pass sont réservés à des alpinistes expérimentés, à l’aise dans un niveau PD/AD.
Et, il ne faut surtout pas sous-estimer la dimension hypoxique très particulière de la haute altitude car c’est un facteur qui s’ajoute à celui de la difficulté, par exemple pour le Gurja Himal. L’aspect exploratoire n’est pas non plus à oublier, car il est plus facile de réaliser un sommet connu qu’une ascension ou il faut tout inventer.

Mais la plupart des voyages que je propose sont très abordables, le plus souvent F ou F+, accessibles à des randonneurs montagnards ayant une petite expérience de l’alpinisme.

C’est particulièrement le cas pour le Teri Himal au printemps, le Gyaekochen au Dolpo ou les sommets du Mustang, en automne.


Si vous n’avez que trois semaines…

Deux voyages ont été plus particulièrement construits pour vous.

  • Au printemps, avec l’ascension du Teri Himal, un 6000 qui n’avait pas de nom et qui reste très abordable techniquement. Il suffit d’avoir mis un peu les crampons…
    C’est aussi l’antithèse des programmes formatés des agences (française ou népalaises), qui ne proposent que le Mera ou l’Island Peak avec l’obsession de la concurrence et du moins disant. 
    Nous méritons mieux que cela.
    Et d’autres villages, d’autres régions que le Khumbu ont également besoin de notre visite.
  • A l’automne, au Mustang, la proposition est particulièrement intéressante en conjuguant : randonnée, alpinisme et culture. Là aussi le niveau technique nécessaire est très faible et la dimension exploratoire bien présente. Le jeu consiste à remonter une grande vallée, à s’en écarter un peu pour nos ascension, puis de traverser plusieurs hauts cols pour arriver à Lo Manthang par le haut.
    Le voyage est d’une belle esthétique…

Au début du trek, au-dessus de Darbang.

Spécial randonnée en Himalaya.

Cette année, les randonneurs sont à l’honneur…
Avec des treks spécialement encadrés par Bishal Rai dans le cadre d’Himalayen Travellers.

Il sera en France en juillet pour consolider son Français (avec des cours de langue à Lyon) et découvrir la randonnée alpine dans les Alpes en m’accompagnant durant mon été de guide de haute montagne. Une manière de continuer ainsi sa formation de guide de trek ou plutôt de Mountain Leader.

Et deux types de projets :

  • Au printemps, « du Camp de Base du Makalu à la vallée de l’Arun », pour vivre une expédition de l’intérieur et par des chemins de traverse découvrir un massif de caractère, entre haute montagne et culture Bhotia.
  • « Des balcons de la Tarap au Lac de Phoksumdo », un grand trek au début de l’automne quand les travaux des champs sont en plein effervescence. Un itinéraire inédit dont nous ne connaissons pas encore le nom ou même l’emplacement des camps, très haut en balcon au-dessus de la grande vallée qui rejoint Dho. Un village particulièrement à l’écart, Lang, pour arriver par le haut dans la grande cuvette cultivée de Dho. Mais c’est aussi le tour du Lac de Phoksumdo qui nous interpelle. Ce lac est d’une telle beauté, à une telle importance culturelle qui est indispensable de mieux le célébrer en multipliant les points de vue d’une rive à l’autre.

Bishal consacrera aussi la fin du printemps pour une reconnaissance avec une petite équipe de népalais pour Himalayan Travellers.

expedition 2018

Bishal Rai, sirdar de l’expédition et guide de trek.


Cartes et Topo.

La carte de l’Himlung sortira au début de l’année ou au printemps.
Celle du Limi sortira un peu plus tard, si j’arrive à terminer mon travail sur la position exacte des glaciers grace à Google earth.
Plusieurs projets de cartes sont en cours avec Pawan d’ Himalayan Map House :

  • le Langtang et Gosainkunda,
  • la mise à jour de la « Climbing Map » Damodar Himal
  • et bien sûr le Dolpo.

Pour les topos, j’essaye de les mettre en ligne pour chaque nouvelle ascension.
Voici celui du Danphe Shail ou du Panbari.


Danphe Shail

Pour ne pas conclure.

Vous être cordialement invité au week end « rencontre EXPÉ » à la Grave, le dernier week end de Janvier.

Que vous soyez rescapé d’un voyage de cette année, ou d’une année précédente.
Si vous voulez vous inscrire à un projet 2018, si vous avez des questions sur les expés ou simplement l’envie de rencontrer des passionnés d’Himalaya.

Un week end, pour être en montagne et à La Grave, retrouver peut-être des compagnons de montagne, parler Népal et expéditions, regarder films et photos, faire du ski de randonnée ou de la raquette et bien sûr boire des canons ou un bol de thé au coin du feu.

Toutes les informations sont en ligne et l’organisation est très simple.

expedition en Himalaya


Bon voyage en Terres Himalayennes.
Et d’ici là, bonnes fêtes de fin d’année.

Je vous souhaite une montagne de projets et de réalisations, beaucoup de bonheur et un océan de sérénité.

Avec mes meilleurs salutations himalayennes
Paulo_entre Kathmandu et le Sud