Une expédition himalayenne se pense et se décide longtemps en avance.
Ainsi en est-il aussi pour moi car j’ai vraiment besoin que mes envies d’ascension aient du sens et s’inscrivent dans des projets au long cours, dans une dynamique plus large, une forme de continuum qui se complète et s’enrichit d’années en années.

mes expéditions himalayennes en 2020


Mes expéditions himalayennes en 2020

Doucement s’enclenche pour moi une transition douce…

Avec un peu moins de projets, mais toujours plus ou moins exploratoires, avec souvent un pas de côté dans le choix des lieux ou des manières de faire.
Ce sont avant-tout des projets qui m’inspirent et me portent, au-delà parfois de l’enjeu économique.
Cette évolution est marquée par encore plus d’échanges, de transmissions, de projets en commun avec Bishal Rai et mes compagnons népalais d’Himalayan Travellers. Versant montagne, c’est me mettre volontairement parfois en retrait et construire un véritable travail d’équipe pour valoriser les standards de qualité qui sont les miens.
Et bien sûr, le plus de partages possible sur Internet ou dans les magazines montagne. Compte-rendu d’expéditions, topos ou articles, par exemple pour continuer la rédaction du « Topo des montagnes de Naar et Phu » ou pour enrichir le site sur le Dolpo: www.dolpo-news.com

Les expéditions himalayennes en 2020

Dans la vallée de Phu

Mes expéditions himalayennes du printemps 2020.

Au Népal, le printemps est la meilleure saison pour les grands sommets et en particulier pour les 8000.
Ce n’est pas pour rien que la majorité des agences se concentrent à cette saison sur l’Everest…

Manaslu, le retour !
Je suis très heureux de retourner au Manaslu et dans la vallée de Samdo. Ce projet est né d’une demande de Dipen Bhote qui est déjà allé à l’Everest et qui voudrait maintenant devenir Leader d’une grande expédition.
Le Manaslu représente pour moi une évolution de statut qui est bien en cohérence avec le sens de l’histoire de l’encadrement des expéditions au Népal : passer le relais aux guides népalais et les accompagner encore un peu. Comme mes collègues guides, Guy, Russel ou Kari, mon statut sera celui de Chef d’expédition sans pour autant avoir l’objectif d’aller personnellement au somment. Car je serais surtout Manager de l’équipe de guides népalais (dans notre jargon: les Nepali Leader), pour valider et coordonner les déplacements sur la montagne. Le guide de haute montagne, responsable de l’ascension, sera Dipeen Bothe, qui sera aussi le chef de l’équipe des Nepali Leader.

Je prendrais en charge la préparation de l’expédition en France avec le week end à La Grave et surtout la gestion de la marche d’approche pour traverser le Larkye Pass.
De mon point de vue c’est l’une des phases les plus importantes de l’expédition, qui contribue à notre mutation en conscience d’alpiniste à « Himalayan climber ».
La traversée du col à plus de 5000 m est aussi particulièrement belle, et c’est un beau moment en haute montagne pour mieux nous acclimater.

expedition himalayenne

Dipen entouré de Kumari et Dorje, à l’Himlung

Et puis, en parallèle de l’expédition des alpinistes, il y a aussi ce projet de Manaslu Ski Expedition.
Un petit groupe à construire pour utiliser les skis le plus haut possible.
Le camp 3, ou le 4… Ou plus haut encore ?

Puis, la dernière partie de l’ascension sera assistée par les Nepali Leader.

manaslu ski expedition2020

A ski, c’est parfois pas mal… au Manaslu en 2015 !


himalayan travellers

Pour Himalayan Travellers.

Cette année 2020 marquera le début des propositions d’expédition encadrées par l’équipe des guides népalais d’Himalayan Travellers (et donc sans moi).
L’inscription se fait directement avec le site d’Himalayan Travellers. 

  • Pour l’Himlung au printemps
  • À la Putha Hiunchuli à l’automne.

Pour ces deux expéditions, j’encadrerais uniquement le we de préparation dans les Alpes à La Grave ou à Chamonix. C’est un we particulièrement important (et obligatoire) pour valider le niveau des participants, expliquer le déroulement de l’expédition et accompagner les uns et les autres dans la préparation de l’expé.


mes expéditions himalayennes en 2020

Mes expéditions himalayennes de l’automne 2020.

L’automne est également une belle saison en Himalaya, même s’il y fait au fil des mois de + en + froid et avec du vent en altitude. C’est pourquoi, dès la fin de la mousson, mi septembre, je me consacrerais au sommet le plus élevé pour progressivement terminer l’automne vers des « petits » sommets, puis en trek dans des lieux plus confortables (quoique…?).

Depuis longtemps, le Kang Garu, à l’entrée de la vallée de Phu fait partie des sommets que j’aimerais gravir.
Je voudrais également le remettre au goût du jour car c’est un très bel objectif. Il ne lui manque pas beaucoup de m pour atteindre le chiffre emblématique des 7000. C’est un « presque 7000 » qui a de la classe et surtout c’est une expédition où tout sera à ré-inventer.
Un peu comme une première ascension !

Mi-Octobre, toujours dans la même région de Phu,
je vous propose une aventure singulière vers des sommets de 6000 m.
Explorer une vallée inconnue, faire de l’alpinisme et réaliser une nouvelle traversée ou au moins, retrouver un grand col à la frontière du Tibet. Un passage historique et bien mystérieux.

Dolpo to Mugu

Au col … Nous essayons de repérer le col de Jhonpa La. C’est le dernier à droite !

Puis cap à l’Ouest, vers le Dolpo, ou plutôt entre Mugu et Dolpo. Et tout au Nord.
Pas de sommet cette fois mais une aventure très Indiana Jones pour un grand trek encore plus complexe et engagé qu’une expédition. Concrètement, il s’agit de rejoindre Pho, Bijher ou Shey en remontant la Khola et en traversant le Jhonpa La.
Allons-nous réussir à trouver les anciens câbles qui permettent de traverser la rivière et l’itinéraire pour rejoindre l’endroit où nous nous sommes arrêté en 2017 ?
Mais un autre passage existerait, utilisé par les chercheurs de yarsa gomba, pour rejoindre directement (?) la Montagne de Cristal. C’est aussi le territoire du léopard des neige !
Et nous ne savons même pas par quel chemin nous allons rentrer à la maison…

Une wilderness radicale réservée à des montagnards particulièrement aventureux et aguerris. Il nous faudra également une équipe népalaise particulièrement solide et surtout être accompagné par des habitants du dernier village.

Bishal, au bureau de la maison de Kopan, l’office d’Himalayan Travellers

D’autres objectifs plus larges m’accompagneront durant cette année himalayenne.

Avec Himalayan Travellers :

  • Réussir à construire des groupes pour les deux projets à 7000. L’Himlung et la Putha Hiunchuli.
  • Accompagner le parcours montagne de Kumari Rai et féminiser encore un peu plus l’équipe népalaise.
  • Préparer des reconnaissances pour les prochaines expés dans des régions particulièrement inconnus (comme le Jugal Himal ou le massif du Kanjiroba).
  • Aider Bishal pour le site internet d’Himalayan Travellers.

Kumari Rai, guide de trek… Et un peu de douceur dans un monde de brut.

Sur le web :

  • Faire les compte-rendu des expés réalisées et surtout les topos des sommets.
  • Continuer le travail sur le topo des montagnes de Naar et Phu.
  • Travailler, avec Pawan et HMH, sur le carte au 50/000 de Dho pour la Cristal Mountain School.

Auprès du ministère du tourisme :

  • Continuer à faire du Lobying pour l’ouverture des sommets du Népal.
  • Réussir (au moins) à faire autoriser le Nemju et le Teri Himal dans la région de Naar Phu.

Et forcément, regarder déjà vers la suite :

  • Où avez-vous envie d’aller ?
  • vers quel sommet, dans quel massif ?
boudhanath

Toujours le même plaisir d’être à Bouddhanath, et d’observer la vie d’ici.


A bientôt, là-haut.
Paulo_de retour du Khumbu et à la terrasse de Padma
Le 4 Juin 2019